La guerre contre le corps des femmes : des chiffres choquants sur les violences sexuelles commises par les membres des milices des Forces de soutien rapide
La vérité Edition 32
Le première Magazine électronique périodique spécialisée dans la documentation des crimes de la milice terroriste du Soutien Rapide au Soudan, pour qu’il soit une référence aux organisations et mécanismes internationaux concernés à la protection des droits de l’homme dans le monde – Edition « 32 » – Janvier 2026.
Introduction
Le gouvernement de la République du Soudan a condamné fermement l’attaque aérienne menée par la milice rebelle terroriste du Soutien Rapide à l’aide d’un drone, visant l’installation des Nations Unies dans la ville de Kadogli, en constituant une violation grave de la protection accordée aux installations de l’ONU et une violation flagrante au droit international humanitaire.
La ciblage d’une installation de l’ONU protégée représente une escalade grave et un comportement criminel qui équivaut à un acte terroriste organisé, révélant un mépris délibéré du droit international et une menace directe pour le travail des missions humanitaires et internationales.
Le gouvernement soudanais a tenu la milice terroriste du Soutien Rapide la responsabilité totale de cette attaque et a appelé les Nations Unies et la communauté internationale à prendre des positions fermes et des mesures dissuasives garantissant la protection des installations de l’ONU et du personnel humanitaire ainsi qu’à traduire les coupables en justice conformément au droit international.
De son côté, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a fortement condamné l’attaque à l’aide d’un drone mené par la milice du Soutien rapide, visant la base logistique de la mission de l’UNISFA à Kadugli, affirmant que l’attaque a causé des morts et des blessés parmi le contingent bangladais participant aux opérations de maintien de la paix. Guterres a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes, ainsi qu’au gouvernement et au peuple du Bangladesh, en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Il a souligné que les attaques visant les forces de maintien de la paix des Nations Unies sont injustifiables et peuvent constituer des crimes de guerre, rappelant l’obligation de protéger le personnel de l’ONU et les civils, et affirmant que la responsabilité est indispensable.
Les forces armées bangladaises ont déclaré que « des groupes armés séparatistes, en référence à la milice », ont mené une attaque de drone contre la base logistique de Kadougli de la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Soudan, tuant six Casques bleus bangladais et en blessant huit autres. Elles ont ajouté dans un communiqué que les forces armées soudanaises avaient apporté un soutien et une assistance à la mission de l’ONU dans l’opération d’évacuation des corps des soldats de la mission.
En même temps, les rapports internationaux confirment que les actions de la milice du soutien rapide en El Fasher, dans le nord du Darfour, et au Kordofan constituent des crimes de guerre parfaitement établis, car la milice du soutien rapide a transformé la ville d’El-Fasher en abattoir selon les rapports d’agences internationales, et a également retenu des milliers de civils en otage pour obtenir des rançons.
La Vérité dans son édition 32 met la lumière sur les crimes de la milice de Soutien Rapide contre les civils après la prise contrôle de la ville d’El Fasher, où au moins 60 000 civils ont été tués, selon des rapports internationaux, tandis que la vérité fournit des statistiques choquantes sur les crimes de viol et de violence sexuelle commis par des membres de la Milice de Soutien Rapide en El Fasher et Bara, au Kordofan du Nord.
et ses massacres contre des enfants au Kordofan du Sud par bombardement de drones.
La vérité a documenté le ciblage d’installation de la mission de l’UNICEF à Kadugli, tuant plusieurs soldats de la mission, et son attaque ciblé d’objets civils et comment les Émirats arabes unis contribuent au génocide au Soudan.
Alors que la vérité met en lumière les efforts déployés par le gouvernement soudanais avec les pays amis et frères en vue d’instaurer la paix et la stabilité au Soudan.
La vérité documente
La guerre contre les corps des femmes : des chiffres choquants sur les violences sexuelles commises par les éléments des milices du soutien rapide
En décembre 2025, le réseau des femmes de la Corne de l’Afrique « Siha » a déclaré qu’il a documenté 1.294 cas confirmés de violences sexuelles et de violences basées sur le genre dans 14 provinces soudanais entre 2023 et 2025.
Le réseau a noté que la milice de soutien rapide est responsable de la grande majorité des violations, avec 87 % des cas où les auteurs ont été identifiés.
La déclaration du réseau a expliqué que la violence sexuelle dans cette guerre est « systématique » et non seulement des « dommages collatéraux », car elle suit la dynamique du conflit et reflète des changements dans le contrôle régional.
Le communiqué indiquait que 77 % des cas dans lesquels des informations détaillées étaient disponibles étaient des viols, et le réseau a documenté 225 cas d’enfants, principalement des filles, âgés de 4 à 17 ans, ayant été victimes de violences sexuelles liées au conflit, représentant 18 % du total des cas documentés.
« Siha » a évoqué l’augmentation des cas de mariages d’enfants et de mariages forcés comme des mécanismes d’adaptation négatifs ou menacés par des membres de la Milice de Soutien Rapide.
Le réseau a révélé « 40 » cas de violences sexuelles sous la menace d’armes par des membres de la milice de soutient rapide dans la ville de Bara, dans la province du Kordofan-Nord.
Dans le même contexte, le Réseau des Médecins Soudanais a révélé que 54 enfants et 19 femmes ont été violés lors du voyage de déplacement d’El Fasher à Tawila dans le nord du Darfour ainsi que lors du voyage vers le nord du pays.
Mme. Adeeba Ibrahim al-Sayed, interniste et épidémiologiste et membre de la branche d’Omdurman du comité préliminaire du Syndicat des médecins, a déclaré au Sudan Tribune que « le nombre de cas d’agressions sexuelles et de viols chez les enfants arrivés dans la région de Tawila a atteint 54 enfants. »
Les combattants ont poursuivi les fuyant d’El Fasher sur leurs routes d’évasion, après avoir commis de graves violations dans la ville après de l’avoir contrôlé, notamment des massacres de masse, des violences sexuelles, des arrestations et des détentions dans le but de demander une rançon.
12 cas de viol recensement documentés au Nord du Kordofan du Nord :
Le Réseau d’Egalité de Sexe dans la province de Nord du Kordofan a révélé d’avoir documenté le viol de 12 femmes par des membres de la milice de Soutien Rapide dans la ville de Bara.
Après le contrôle de Bara au fin octobre par la milice de soutien rapide, elle a mené des attaques de représailles contre des civils, notamment des meurtres, des violences sexuelles, des pillages, des humiliations et des déplacements forcés.
La vérité documente
Au moins 60 000 civils ont été tués et des images satellites montrent que la Milice de Soutien Rapide a transformé une ville soudanaise en « abattoir »
5 décembre 2025
La ville soudanaise d’El Fasher ressemble à une « immense scène de crime et un abattoir », avec de grandes piles de corps qui s’accumulent dans ses rues, tandis que la milice paramilitaire de soutien rapide (RSF) détruit les preuves de l’ampleur de son massacre.
Six semaines après que la milice de soutien Rapide RSF ont pris le contrôle de la ville, les corps ont été rassemblés en dizaines de tas en attendant d’être enterrés dans des fosses communes ou incinérés dans d’immenses fosses, selon l’analyse.
Alors que la capitale de la province du Darfour du Nord continue d’être fermée aux étrangers, y compris aux enquêteurs sur les crimes de guerre de l’ONU, des preuves satellitaires ont révélé un réseau de nouveaux fosses de crémation et de sépulture, supposées destinées à disposer d’un grand nombre de corps.
Bien que le bilan final du massacre reste incertain, les parlementaires britanniques ont été informés qu’au moins 60 000 personnes ont été tuées en El Fasher.
La présidente de la commission du développement international à la Chambre des communes, Mme Sarah Champion a déclaré : « Les membres ont reçu un briefing spécial sur le Soudan, un universitaire déclarant : « Notre estimation minimale est que 60 000 personnes y ont été tuées au cours des trois dernières semaines. »
Le sort d’environ 150 000 habitants d’Al-Fashir reste inconnu depuis la chute de la ville aux mains des milices du soutien rapide. On ne pense pas qu’ils aient quitté la ville, et ce développement terrifiant survient dans un contexte de spéculations de plus en plus pessimistes sur leur destin.
En plus M. Nathaniel Raymond, directeur du Laboratoire de recherche sur les affaires humaines à l’université de Yale, qui suivait de près les images satellites d’Al-Fashir, a déclaré que la ville était devenue effroyablement vide, les marchés autrefois animés étant maintenant abandonnés.
Les dernières analyses de l’université de Yale indiquent que les marchés sont désormais inutilisés à tel point qu’ils sont envahis par les herbes, et il semble que tout le bétail ait été déplacé hors de la ville, qui comptait 1,5 million d’habitants avant le début de la guerre en avril 2023.
La vérité documente
Kalouqi, le massacre en absent des caméras :
7 décembre 2025
Un responsable local a révélé que le nombre de victimes du bombardement contre une maternelle et l’hôpital de Kalogi, dans la province du Kordofan de Sud, s’élevait à « 114 » morts, tandis que les condamnations de cet incident se succédaient, l’Union européenne qualifiant l’attaque de crime de guerre.
Les milices du soutien rapide et le Mouvement populaire, aile Helo, ont mené une attaque contre la ville de Kalogi par un drone qui a frappé au moins deux fois une école maternelle, avant de viser l’hôpital rural de la ville, où les victimes ont été soignées.
Le directeur exécutif de la localité de Kalog, M. Issam El-Din Al-Nannu, a déclaré dans une interview à la presse : « Le nombre de victimes dans la ville est passé à 114 morts et 71 blessés ».
Elle a attribué l’augmentation du nombre de morts aux blessures graves subies par certains blessés, en plus de l’évitement par les familles de transférer des blessés à l’hôpital, qui a également été bombardé.
Le gouvernement soudanais a exprimé sa vive condamnation de ce qu’il a qualifié de « crime odieux » commis par la milice du « Mouvement populaire/Nord » dirigée par Abdel Aziz Al-Hilu, en coordination avec la milice des « Forces de soutien rapide ».
Le gouvernement a indiqué que l’attaque avait été menée à l’aide de quatre missiles lancés par un drone, visant une maternelle, l’hôpital Qadeer et des zones résidentielles densément peuplées, en violation flagrante de leurs droits fondamentaux.
Alors que l’UNICEF au Soudan a publié une déclaration très sévère, condamnant l’attaque de drones sur une maternelle dans la province du Kordofan du Sud, qualifiant l’incident de « violation atroce des droits de l’enfant ».
L’organisation internationale a précisé dans sa déclaration que les frappes aériennes ayant visé la localité de Qadeer dans la ville de Kalogi, dans la province du Kordofan du Sud, entraînant la mort de plus de dix enfants âgés de cinq à sept ans, qui se trouvaient à l’intérieur de la maternelle.
La vérité documente
Un rapport international révèle la détention des survivants d’El-Fasher par la milice pour obtenir une rançon, et les médecins du soudan confirment la détention de plus de 19 000 personnes, dont 73 cadres médicaux :*
3 décembre 2025
Des témoins, des travailleurs humanitaires et des chercheurs ont déclaré à Reuters que la milice du Soutien Rapide, qui a assiégé une ville d’El-Fasher au Darfour en la contrôlant en fin d’octobre, détient systématiquement les habitants assiégés pour obtenir des rançons, et tue ou frappe ceux dont les familles ne peuvent pas payer.
Reuters n’a pas été en mesure de déterminer le nombre de personnes arrêtées par les forces paramilitaires du Soutien Rapide (RSF) et les milices alliées dans la région d’El Fasher et ses environs, la capitale du Nord-Darfour. Mais les récits indiquent que de grands groupes sont détenus dans plusieurs villages à environ 80 kilomètres (50 miles) d’El Fasher, tandis que d’autres ont été ramenés en ville où les forces du Soutien Rapide exigent des paiements de plusieurs milliers de dollars de la part de leurs proches.
Leur arrestation montre les dangers auxquels faisaient face ceux qui n’ont pas pu atteindre la sécurité depuis El Fasher, qui était le dernier bastion majeur contre les RSF dans la région du Darfour occidental avant sa chute. Des témoins ont décrit des représailles massives, incluant des exécutions sommaires et des violences sexuelles depuis la prise de pouvoir des RSF.
Reuters a interrogé 33 anciens prisonniers ainsi que 10 travailleurs humanitaires et chercheurs, qui ont fourni des détails jusque-là non rapportés sur la violence subie par les captifs, les lieux où ils étaient détenus et l’ampleur des arrestations.
Les survivants ont décrit avoir payé une rançon comprise entre 5 millions (1 400 $) et 60 millions de livres soudanaises (17 000 $), des sommes énormes dans une zone pauvre.
Onze survivants ont déclaré que beaucoup de ceux qui ne pouvaient pas avancer ont été abattus à bout portant ou coupés en groupes, tandis que d’autres prisonniers ont été sévèrement battus. Un correspondant de Reuters a vu des survivants qui ont fui à travers la frontière vers le Tchad, blessés apparemment par des coups et des coups de feu. Reuters n’a pas pu vérifier pleinement leurs comptes.
Violence ethnique
Les survivants de l’arrestation des RSF dans et autour d’El Fasher ont déclaré à Reuters qu’on leur avait demandé à plusieurs reprises à quelle tribu ils appartenaient et qu’ils avaient été attaqués avec des insultes racistes.
Réseau des médecins du soudan : La Milice de Soutien Rapide détient plus de 19 000 personnes dans les prisons « Daqris » et « Kobar », dont 73 membres du personnel médical :
Dans le même contexte, un rapport préparé par les équipes Réseau des médecins du soudan, selon des informations provenant de la ville de Nyala dans la province du Sud-Darfour, a révélé les conditions à l’intérieur des prisons « Daqris » et « Kober », l’un des plus grands lieux de détention forcée de la province du Sud-Darfour et plusieurs lieux de détention sous le contrôle de la milice de soutien rapide dans les provinces du Darfour, où les informations indiquent la mise en œuvre de vastes campagnes d’arrestation contre des membres des forces régulières, des professionnels civils et des militants politiques, où les détentions sont menées dans un environnement dépourvu de conditions humanitaires et juridiques, ainsi que de la privation Les détenus sont privés de leurs droits fondamentaux.
Selon des sources du réseau local, le nombre de détenus, prisonniers et prisonniers politiques et professionnels indique qu’il y a plus de 19 000 personnes détenues dans les prisons de Dagris et Kober, ainsi qu’un certain nombre de prisons de la milice du Soutien Rapide au Darfour, parmi lesquelles 4 270 prisonniers relevant de la police unifiée, 544 du service de sécurité, en plus de 3 795 membres des forces armées et 5 000 détenus d’El-Fasher, ainsi que des groupes de forces de soutien à l’armée sans statistiques précises. De plus, 5 434 détenus de différentes professions civiles, politiques et journalistes ont été documentés, la plupart ayant été arrêtés à Khartoum et au Darfour, parmi lesquels 73 membres du personnel médical.
Le réseau a souligné que la dégradation de l’environnement sanitaire à l’intérieur des prisons, en raison de la propagation de plusieurs maladies infectieuses due à la surpopulation, au manque d’hygiène et à l’absence d’isolement médical, où l’épidémie de choléra a commencé à emporter la vie des détenus faute de soins médicaux, ainsi que le manque sévère de médicaments, d’eau potable et de nourriture suffisante, sont tous des facteurs principaux de l’augmentation des décès, avec plus de quatre décès enregistrés chaque semaine en raison de la négligence sanitaire, en l’absence de personnel qualifié et sans accès aux premiers secours ou à la possibilité de transférer les cas critiques vers les hôpitaux.
Le Réseau des médecins du Soudan a appelé les Nations Unies et les organisations internationales à faire pression sur les dirigeants de la milice de soutien rapide pour la libération des détenus civils et leur fournir les soins nécessaires, à publier les listes des détenus et à permettre aux familles de connaître la situation de leurs proches.
Selon le rapport du réseau, la milice Soutien Rapide détient plus de 100 familles dans la ville de Babonosa au Kordofan, y compris des enfants, dans des conditions humanitaires extrêmement dangereuses, certains détenus, en particulier des femmes, étant exposés à des coups, des humiliations et à la torture.
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Inquiétude internationale suite à l’attaque d’une base logistique de la mission de l’UNISFA à Kadugli et des morts parmi les soldats bangladais
Le 12 décembre 2025, six soldats de la mission des Nations Unies en Abyei « UNISFA » ont été tués lors d’attaques de la milice Soutien Rapide avec des drones ciblant un camp de la mission à Kadugli, capitale de la province du Kordofan du Sud.
Le gouvernement soudanais condamne
Le gouvernement de la République du Soudan a condamné fermement l’attaque aérienne menée par la Milice terroriste de Soutien Rapide (RSF), utilisant un drone et ciblant l’installation des Nations Unies dans la ville de Kadugli, constituant une grave violation de la protection prescrite des installations de l’ONU et une violation flagrante du droit international humanitaire.
Le gouvernement soudanais a souligné que le ciblage d’une installation protégée de l’ONU représente une escalade dangereuse et un comportement criminel qui équivaut à un acte terroriste organisé et révèle un mépris délibéré du droit international et une menace directe pour le travail des missions humanitaires et internationales.
Le gouvernement soudanais a tenu la Milice de soutien rapide (RSF) la responsabilité totale de cette attaque et appelant les Nations Unies et la communauté internationale à prendre des positions fermes et des mesures de dissuasion afin d’assurer la protection des installations de l’ONU et des travailleurs humanitaires, et de tenir les auteurs responsables conformément au droit international.
Inquiétude internationale face aux attaques
Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a fermement condamné les attaques effroyables menées par des drones visant la base de Kadugli, qui ont fait six morts et huit blessés – tous de membres du bataillon bangladais de maintien de la paix qui servent dans la Force de sécurité des Nations Unies à Abyei (UNISFA). Dans une déclaration publiée le 13 décembre 2025, il a souligné que « les attaques visant des forces de maintien de la paix des Nations Unies peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international ».
Le Secrétaire général a présenté ses sincères et profondes condoléances au gouvernement du Bangladesh et aux familles des victimes. Il a souhaité un prompt rétablissement aux blessés, soulignant que les soutiens nécessaires sont apportés aux casques bleus blessés avant leur évacuation.
Et M. Guterres a rappelé leur engagement à protéger le personnel des Nations Unies et les civils, déclarant que les attaques visant les forces de maintien de la paix au Kordofan du Sud « injustifiables et que les responsables doivent traduire en justice ».
Il a également exprimé sa solidarité avec les milliers de casques bleus qui continuent de servir sous la bannière de l’ONU dans les environnements les plus dangereux.
Selon Reuters, les forces armées bangladaises ont déclaré dans un communiqué que le gouvernement soudanais avait fait son mieux pour évacuer les dépouilles, fournissant des soins médicaux et menant des opérations de sauvetage pour les blessés.
La mission de la Force des Nations Unies pour la transition à Abyei a déclaré que la présence non autorisée des milices des Forces de soutien rapide dans la ville avait entraîné une augmentation de la criminalité et l’apparition de points de contrôle illégaux.
La présence des milices à Abyei continue de préoccuper les Nations Unies, notamment après qu’elles ont lancé, le 28 février dernier, une attaque contre un convoi de la force de sécurité intérimaire de l’ONU, (UNISFA), qui se rendait d’Abyei au siège du Mécanisme conjoint de surveillance et de vérification des frontières à Kadugli, dans le sud de Kordofan.
Dans un communiqué, l’UNISFA a déclaré que « la présence non autorisée des milices de soutien rapide dans le nord d’Abyei a entraîné une hausse de la criminalité, l’apparition de points de contrôle illégaux et une insécurité accrue ».
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Les attaques contre des établissements de santé au Soudan ont culminé par un massacre à l’hôpital d’El-Fasher
Le 28 novembre 2025, alors que des hommes armés de la milice paramilitaire soudanaise de soutien rapide approchaient des positions gouvernementales dans la ville assiégée d’El Fasher, au nord du Darfour, en octobre, le dernier hôpital en activité de la ville a été soigné par le moins de personnel médical transporté d’urgence dans une salle d’urgence mobile, a rapporté Reuters.
Des obus sont tombés sur la zone autour de l’hôpital saoudien, blessant civils et combattants. Une infirmière, dont les vêtements d’allaitement étaient tachés de sang, a dit que cela ressemblait à un « jour du jugement dernier ».
Le personnel médical a travaillé à panser les blessures et à immobiliser les membres cassés avec des moustiquaires après que la gaze et les bandages se soient épuisés.
« Nous avons dû sauter par-dessus les corps pour atteindre les patients. Nous ne pouvions pas les enterrer car les drones volaient au-dessus. »
Un témoin a déclaré que le lendemain, le 26 octobre, les bombardements ont continué et que des militaires armés de la milice de Soutien Rapide sont entrés à l’hôpital.
Le 27 octobre, des militaires armés de la milice de soutien rapide RSF ont capturé Abdullah Yusuf, un marchand, qu’ils lui ont kidnappé en chemin. Youssef a déclaré à Reuters avoir vu des corps éparpillés dans l’enceinte de l’hôpital, y compris ceux d’enfants, de femmes, de personnes âgées et de malades qui n’avaient pas pu fuir à cause de leurs maladies, ajoutant qu’il avait vu des membres de la milice de soutien rapide emmener des personnes à l’hôpital, en retenant certaines contre rançon et en tuant d’autres.
« Ils ont pris les jeunes hommes et les ont tués en chemin », a déclaré Youssef.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que le bombardement de l’hôpital saoudien avait tué une infirmière et blessé trois autres membres du personnel de santé le 26 octobre, et a noté que lors d’une attaque distincte le 28 octobre, plus de 460 patients et leurs compagnons y ont été abattus. Reuters n’a pas pu vérifier la date ni le nombre de décès.
Des images satellites prises le 28 octobre révèlent des signes de massacres de masse à l’hôpital saoudien. Selon une analyse du Laboratoire de recherche en sciences humaines de l’université de Yale, les images montrent des groupes d’objets de la taille d’un corps humain. Des chercheurs du laboratoire ont indiqué que des photographies prises plus tard montraient ce qui semblait être des corps incinérés, contrairement à la méthode d’inhumation islamique, avec des corps blancs rectangulaires « visiblement carbonisés par une fumée noire émise ».
Les attaques d’octobre contre l’hôpital saoudien ont constitué un exemple frappant de ce que les médecins ont considéré comme une campagne systématique menée par la milice du Soutien rapide pour démanteler le système de soins de santé dans la ville assiégée d’El-Fasher, dans le cadre de tentatives plus larges d’expulsion des civils et de prise de la capitale de la province du Nord-Darfour au Soudan.
Médecins Sans Frontières retire son personnel d’un hôpital au Darfour après la mort d’un de ses employés
En décembre 2025, Médecins Sans Frontières a annoncé le retrait de son personnel de l’hôpital de la ville de Zalingei, capitale de la province du Darfour central, dans l’ouest du Soudan, après la mort d’un professionnel de santé et la blessure de quatre autres dans un incident par balle impliquant des membres de la milice du Soutien rapide.
Le communiqué ajoute qu’à la suite de cet incident, pour la deuxième fois cette année, Médecins Sans Frontières a été contrainte de réduire son soutien à l’hôpital de Zalingei et de retirer son personnel « pour garantir la sécurité de ses équipes ».
Réseau des Médecins du Soudan : la milice du Soutien Rapide transforme l’hôpital de Nuhoud au centre de commandement militaire et caserne complète
Dans le même contexte, le Réseau des Médecins du Soudan a déclaré que la milice du Soutien Rapide avait transformé l’hôpital de Nuhoud, dans la province de l’Ouest du Kordofan, au centre de commandement militaire et en caserne pour les forces depuis l’envahissement de la ville il y a plus de cinq mois, empêchant l’hôpital de remplir son rôle fondamental de prestation de soins de santé à la population. Cette utilisation militaire de l’établissement de santé constitue une violation flagrante de la sacralité des institutions médicales et compromet le droit des civils à recevoir des soins.
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Amnesty International : Les atrocités en El-Fasher facilitées par le soutien des Émirats arabes unis aux Forces de soutien rapide
Décembre 2025
Des survivants ayant fui la ville d’El-Fasher, dans la province de Nord du Darfour, au Soudan, ont déclaré à Amnesty International que des combattants de la Milice de Soutien Rapide (RSF) avaient exécuté des dizaines d’hommes désarmés et violé des dizaines de femmes et de filles alors qu’ils contrôlaient la ville.
Des chercheurs d’Amnesty International ont interviewé des survivants qui ont décrit d’avoir vu des groupes d’hommes abattus ou battus et pris en otage contre rançon. Les survivantes ont décrit qu’elles sont vécues des violences sexuelles de la part de combattants de la milice de soutien rapide RSF, ainsi que de certaines de leurs filles. De nombreux interviewés ont décrit d’avoir vu des centaines de corps étendus dans les rues d’El-Fasher et sur les principales routes menant à la ville.
Ces témoignages horribles sont parmi les premiers recueillis auprès de témoins oculaires ayant fui El-Fasher après sa chute. Amnesty International a mené des entretiens avec 28 survivants ayant réussi à atteindre un lieu sûr dans les villes de Taweela, à l’ouest d’El Fasher, et Tina, à la frontière avec le Tchad, après avoir fui lorsque les forces de soutien rapide ont assiégé et ensuite pénétré en El-Fasher le 26 octobre.
Trois entretiens en personne ont été réalisés au Tchad, tandis que les autres ont été conduits à distance via des téléphones portables.
Mme. Agnes Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, a déclaré : « Le monde ne doit pas détourner le regard face à la révélation de plus de détails sur l’attaque brutale menée par la milice de soutien rapide contre El-Fasher. Les survivants que nous avons rencontrés ont raconté des horreurs incroyables qu’ils ont endurées en fuyant la ville.
Au cours des semaines à venir, davantage de preuves émergeront concernant la violence commise par les combattants de la milice de soutien rapide en El-Fashir. Cette violence continue et à grande échelle contre les civils constitue des crimes de guerre, et pourrait également constituer d’autres crimes au regard du droit international. Tous les responsables doivent être tenus de leurs actes.
Elle a déclaré que le soutien des Émirats arabes unis à la milice de soutien rapide a facilité la commission de ces atrocités. Ce soutien continu des Émirats arabes unis alimente le cycle de violence persistante contre les civils au Soudan et la communauté internationale ainsi que le Conseil de sécurité de l’ONU doivent exiger que les Émirats arabes unis cessent de soutenir la milice de soutien rapide.
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Sanctions américaines contre un réseau recrutant des combattants colombiens pour le compte de la milice de soutien rapide au Soudan
Le 10 décembre 2026, les États-Unis ont imposé des sanctions à un réseau transfrontalier que Washington accuse de recruter d’anciens soldats colombiens et de former des combattants, y compris des enfants, pour combattre aux côtés de la milice de soutien rapide au Soudan.
Washington a déclaré que cette mesure visait « une source importante de soutien extérieur » pour ces forces accusées d’avoir commis des atrocités à grande échelle pendant la guerre au Soudan.
Le ministère américain du Trésor a déclaré que le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) avait imposé des sanctions à quatre individus et à quatre entités liées à un réseau dirigé par des groupes colombiens ayant contribué à alimenter le conflit en recrutant d’anciens militaires colombiens et en formant des combattants, y compris des enfants, pour combattre au sein de la milice de soutien rapide.
Les sanctions comprennent le gel de tous leurs avoirs sur le territoire américain, l’interdiction pour les Américains d’avoir des relations avec eux, ainsi que l’interdiction d’entrée sur le sol américain, les contrevenants pouvant être soumis à des sanctions civiles et pénales.
Qui sont les cibles ? Washington a déclaré que le réseau visé était principalement composé de citoyens et d’entreprises colombiens, qui, depuis septembre 2024, recrutaient d’anciens militaires colombiens, certains possédant une expérience dans l’artillerie, les drones et le travail sur le terrain, et les envoyaient au Soudan pour travailler comme combattants, conducteurs, opérateurs de drones et formateurs pour les membres de la milice du Soutien Rapide, y compris des enfants.
Le ministère de trésor ajoute que ces combattants se sont déployés sur plusieurs fronts à l’intérieur du Soudan, notamment dans la capitale Khartoum, à Omdurman et dans les provinces du Kordofan et du Darfour, et ont participé aux ‘importantes batailles, y compris l’opération qui a abouti à la prise de contrôle de la ville d’El Fasher, la capitale de la province du Nord-Darfour, par la milice du Soutien Rapide, le 26 octobre 2025, après un siège d’environ 18 mois.
Des responsables américains affirment que l’implication de combattants colombiens ayant une expérience militaire a permis aux RSF de renforcer leurs capacités de combat dans une arène complexe comme le Darfour, où des organisations internationales ont documenté des massacres de masse, des tortures et des violences sexuelles généralisées contre des civils après la chute d’El-Fasher.
La liste des sanctions inclut les noms d’individus et d’entreprises que l’OFAC considère comme le « nerf réglementaire et financier » du réseau, notamment :
- Álvaro Andrés Cuichano Pizera : ancien officier colombien titulaire de la double nationalité colombienne et italienne, résidant aux Émirats arabes unis, accusé par le ministère du Trésor d’avoir joué un rôle central dans le recrutement d’anciens militaires colombiens et la coordination de leur déploiement au Soudan au profit de la milice du Soutien rapide.
- Agence nationale de recrutement : entreprise de recrutement basée à Bogota, que Cuichano a contribué à fonder, et selon les autorités américaines, elle a constitué un centre pour les opérations de recrutement à travers des campagnes de recrutement pour des postes incluant des opérateurs de drones, des tireurs d’élite et des traducteurs.
Claudia Viviana Oliveros Forero : épouse de Cuichano, propriétaire et directrice de la même agence, et selon Washington, elle aurait géré les aspects administratifs et opérationnels des contrats de recrutement liés à l’envoi de combattants au Soudan. - Mateo Andrés Duque Botero : il possède la double nationalité colombienne et espagnole, et dirige l’entreprise « Mine Global Corp » à Bogotá, le ministère du Trésor l’accusant de gérer et de transférer des fonds destinés au paiement des salaires des combattants colombiens.
- La société « Global Staffing », renommée « Talent Bridge » et basée à Panama, aurait joué le rôle d’intermédiaire pour dissimuler le rôle réel de l’agence nationale de recrutement dans les contrats de recrutement et le transfert de fonds.
- Mónica Muñoz Orozco et la société « Comercializadora San Benito » en Colombie, sont accusées par Washington de gérer des transferts bancaires liés au paiement des salaires des combattants et à la couverture d’autres coûts logistiques.
L’inscription de ces noms et entités sur les listes de l’OFAC signifie le gel de tous leurs avoirs au sein du système financier américain et interdit aux institutions financières, aux entreprises et aux particuliers américains de traiter avec eux, y compris la fourniture de tout service financier ou matériel.
Sous-secrétaire du Trésor américain chargé des affaires liées au terrorisme John C. Hurley, a déclaré que la milice de soutien rapide « a montré à plusieurs reprises sa disposition à viser les civils, y compris les nourrissons et les jeunes enfants », et que le réseau sanctionné « a contribué directement à permettre à ces forces de commettre des atrocités » en leur fournissant des combattants hautement entraînés.
L’administration américaine estime que ces sanctions font partie d’une tentative plus large de « perturber le soutien militaire étranger » à la milice de soutien rapide et de limiter sa capacité à profiter des combattants étrangers sur les champs de bataille.
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Dans le cadre de son ciblage sur les biens civils, la milice du Soutien Rapide pris le contrôle du champ pétrolier de Heglig et bombarde le central électrique d’Atbara
8 décembre 2025
Dans le cadre de ses attaques systématiques contre les biens civils, la milice du soutien rapide ont pris le contrôle du champ pétrolier de Heglig dans la province de l’Ouest du Kordofan, après le retrait des forces armées soudanaises pour protéger les installations pétrolières du risque de destruction à cause des combats.
Les entreprises opérant sur le champ ont arrêté la production en raison de la prise de contrôle par la milice, et le champ de Heglig comprend 75 puits pétroliers qui produisaient 64 000 barils de pétrole par jour avant que sa production ne chute à 20 000 barils après la guerre.
Les champs de Heglig ont été ciblés d’attaques violentes par la milice du Soutien Rapide via des drones, la dernière ayant eu lieu le 13 novembre dernier, entraînant la mort de trois ouvriers et causant des dommages au laboratoire de la station centrale de traitement.
Ces attaques et actes de vol ont conduit à une réduction de la production de pétrole et à l’effondrement des chaînes d’approvisionnement dans le champ de Heglig, qui comprend une station de traitement centrale pour 130 000 barils de pétrole de Juba produit dans les champs de la province de l’Unité au Soudan du Sud et exporté via le territoire soudanais.
Déplacement collectif
Dans le même contexte, des centaines de familles déplacées d’Heglig dans la province du Kordofan Occidental sont arrivées à Kosti dans la province du Nil Blanc à la suite de la prise de contrôle de la zone pétrolière voisine du Soudan du Sud par la milice du Soutien Rapide.
La milice du Soutien Rapide cible le Central Electrique d’Atbara
18 décembre 2025
La compagnie électrique du Soudan a annoncé que le Central Electrique d’Atbara a été attaquée par des drones appartenant à la milice du Soutien Rapide, causant de lourds dégâts aux transformateurs et entraînant des coupures de courant dans de vastes parties de la ville, l’impact des coupures s’étendant aux provinces des Nil, la mer Rouge et à une partie d’Omdurman.
Deux membres de la défense civile ont trouvé la mort à la suite de l’attaque contre le central électrique dans la ville d’Atbara, dans la province du Nil au nord du Soudan.
Le ministre de l’Éducation chargé de la province du Nil a présenté ses condoléances à la famille de l’étudiante Yusra Abdullah, dont la maison a été touchée par des tirs des milices lors de l’attaque du central électrique, entraînant sa mort et la blessure de membres de sa famille.
La vérité documente
Efforts soutenus du Royaume d’Arabie Saoudite pour instaurer la paix au Soudan
15 décembre 2025
Le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed ben Salmane, a discuté avec le président du Conseil souverain soudanais, le général Abdel Fattah al-Burhan, des développements de la situation au Soudan et des efforts régionaux et internationaux visant à soutenir la sécurité et la stabilité, dans un contexte de guerre persistante et d’aggravation de ses conséquences humanitaires.
L’Arabie saoudite cherche à mettre fin à la guerre au Soudan :
Cela produit lors d’une rencontre entre les deux parties au palais d’Al-Yamamah dans la capitale Riyad, selon l’agence de presse saoudienne « SPA », alors que le Soudan connaît une escalade militaire continue entre l’armée soudanaise et la milice du Soutien rapide.
SPA a précisé que la rencontre a traité des « développements actuels au Soudan et de leurs répercussions, ainsi que des efforts déployés pour assurer la sécurité et la stabilité ». La réunion a été suivie par plusieurs hauts responsables saoudiens, parmi lesquels le ministre de la Défense, le prince Khalid bin Salman, le ministre des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, le ministre d’État membre du Conseil des ministres et conseiller en sécurité nationale, Musaad bin Mohammed Al Aiban, ainsi que le ministre des Finances, Mohammed Al-Jadaan, et l’ambassadeur saoudien au Soudan, Ali Hassan Jafaar.
Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre du rôle joué par l’Arabie saoudite en matière de médiation et de diplomatie régionale.
Dans un contexte similaire, le président al-Burhan avait exprimé en novembre dernier son appréciation envers le prince héritier saoudien, saluant son rôle dans la transmission d’une image précise de la crise soudanaise lors d’une rencontre avec le président américain Donald Trump pendant la visite de Mohammed ben Salmane à Washington. Al-Burhan a estimé que ce rôle avait contribué à clarifier les dimensions et la complexité du conflit sur la scène internationale.
Le président du Conseil souverain soudanais a réaffirmé son soutien aux initiatives menées par le prince héritier saoudien en vue d’établir la paix, soulignant sa disposition à y collaborer pour mettre fin à la guerre d’une manière « qui réponde aux aspirations de tous les Soudanais ».
À la fin des discussions, il a tweeté sur la plateforme X : J’ai eu l’honneur aujourd’hui de visiter le pays frère, la terre du bien, le Royaume d’Arabie saoudite. Merci pour cet accueil chaleureux. Merci, mon cher frère, l’un des plus honorés, Son Altesse le Prince Mohammed ben Salmane.
La vérité documente
L’Égypte renouvelle son soutien total à la réalisation de la sécurité et de la stabilité au Soudan :
18 décembre 2025
Les deux présidents, le général d’armée Abdel Fattah al-Burhan, président du Conseil souverain de transition, et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, ont tenu des pourparlers communs au Palais d’Itihadiya concernant le développement et l’amélioration des relations bilatérales ainsi que la promotion de la coopération entre les deux pays frères.
Les deux présidents ont abordé les questions régionales et internationales, notamment la situation dans le bassin du Nil et la Corne de l’Afrique, confirmant les points de vue des deux pays sur les priorités liées à la sécurité nationale et leur détermination à poursuivre la coordination pour protéger la sécurité de l’eau et rejeter les mesures unilatérales dans le bassin du Nil bleu.
Les discussions ont également porté sur les derniers développements de la situation au Soudan et les efforts en cours pour instaurer la paix. Les efforts régionaux et internationaux déployés pour rétablir la paix et la stabilité au Soudan. Les discussions ont confirmé la position constante de l’Égypte en faveur de l’unité, de la souveraineté, de la sécurité et de la stabilité du Soudan.
Les discussions ont en outre abordé la volonté de la République arabe d’Égypte de fournir tout ce qui pourrait aider les Soudanais à faire face aux conditions humanitaires actuelles, et ont souligné la nécessité de mettre fin aux crimes commis contre le peuple soudanais et de tenir les responsables pour compte.
Dans une déclaration, la République arabe d’Égypte a réaffirmé son soutien total à la vision du président américain Donald Trump, concernant l’atteinte de la sécurité, de la stabilité et de la paix au Soudan, dans le cadre de l’orientation du président Trump visant à instaurer la paix, éviter l’escalade et résoudre les conflits à travers le monde.
L’Égypte a exprimé son inquiétude face à la poursuite de la situation actuelle d’escalade et de tension intense au Soudan, et aux massacres horribles ainsi qu’aux violations flagrantes des droits humains les plus fondamentaux à l’encontre des civils soudanais, en particulier en El-Fashir.
Elle a affirmé qu’il existe des lignes rouges qui ne peuvent être franchies ni compromises, considérant que cela touche directement la sécurité nationale égyptienne, laquelle est étroitement liée à la sécurité nationale soudanaise.
L’Égypte a souligné que la préservation de l’unité du Soudan, l’intégrité de son territoire et le respect des ressources du peuple soudanais constituent l’une des lignes rouges les plus importantes, y compris le refus de permettre la séparation de toute partie du territoire soudanais. Dans le même contexte, l’Égypte a réaffirmé son refus catégorique de créer ou de reconnaître toute entité parallèle, considérant que cela porterait atteinte à l’unité du Soudan et à l’intégrité de son territoire. Elle a insisté sur le fait que la préservation des institutions de l’État soudanais et la protection de celles-ci sont une autre ligne rouge pour l’Égypte et a affirmé son droit complet de prendre toutes les mesures et actions nécessaires garanties par le droit international et l’accord de défense mutuelle entre les deux pays frères afin de garantir que ces lignes rouges ne soient pas violées ou dépassées.
Le président du Conseil souverain a exprimé sa gratitude et son appréciation à la République arabe d’Égypte pour son accueil et son soutien aux Soudanais résidant sur son territoire, en leur fournissant une assistance.
Il a souligné que cela reflète toujours l’habitude du peuple égyptien de recevoir et d’honorer ses invités, affirmant la profondeur des relations soudano-égyptiennes et a conclu sa visite par un tweet sur la plateforme X : « Merci l’Égypte, merci président Sissi ».