Parution du numéro (34) du magazine en ligne “Al-Hakika” : mise en lumière des violations les plus graves commises par la milice des Forces de soutien rapide
Le numéro (34) du magazine en ligne Al-Hakika est paru, présentant un dossier complet documentant les violations les plus graves attribuées à la milice des Forces de soutien rapide (RSF) dans plusieurs États soudanais. Le numéro s’appuie sur des rapports internationaux, des statistiques officielles et des témoignages documentés.
🔴 Financement et entraînement extérieurs
Le numéro cite une enquête publiée par Reuters révélant un financement émirati présumé d’un camp secret en Éthiopie destiné à l’entraînement de combattants de la milice, ainsi que des éléments concernant le ciblage de l’aide humanitaire.
🔴 Ciblage de l’aide humanitaire
Le magazine critique le silence de la communauté internationale face au ciblage des convois d’aide humanitaire par des drones, en violation manifeste du droit international humanitaire.
🔴 Attaques contre les infrastructures médicales
Le numéro documente le bombardement de l’hôpital Al-Mazmoum dans l’État de Sennar, dans un contexte d’escalade des attaques contre les établissements de santé, ayant causé d’importantes pertes humaines.
🔴 Pertes humaines massives à El Fasher
Des rapports des Nations unies indiquent que plus de 6 000 personnes ont été tuées durant les premiers jours de la chute d’El Fasher, l’un des épisodes les plus meurtriers du conflit.
🔴 Extension de la guerre des drones
Un rapport international révèle l’élargissement du réseau de drones de la milice avec un soutien émirati présumé, en identifiant des sites de lancement à l’intérieur du Soudan.
🔴 Déplacements massifs au Kordofan du Sud
Le numéro fait état du déplacement de 1 770 personnes issues de villages des localités d’Al-Qoz et Habila dans l’État du Kordofan du Sud, en raison de violations attribuées au SPLM-Nord et à la milice RSF.
🔴 Violations contre les enfants
Reuters a documenté des cas d’enfants soudanais enlevés et contraints à servir la milice ou victimes d’exploitation sexuelle, constituant de graves violations des droits de l’enfant.
🔴 Victimes dans l’État d’Al-Jazirah
Des statistiques officielles publiées par le gouvernement de Al Jazirah indiquent que 6 333 personnes ont été tuées par la milice depuis le début des événements.
🔴 Position saoudienne
Arabie saoudite a appelé à un arrêt immédiat des violations et a réaffirmé son soutien aux institutions légitimes du Soudan.
🔴 Déclaration du Premier ministre à Munich
Lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, le Premier ministre a affirmé que la guerre au Soudan est menée par une milice et des mercenaires étrangers bénéficiant d’un soutien extérieur.
🔴 Action diplomatique soudanaise
Le ministre soudanais des Affaires étrangères a marqué une présence remarquée au sein du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, dans le cadre des efforts diplomatiques visant à exposer les développements sur le terrain.
Le numéro se conclut avec le mot-dièse :
Forces_de_soutien_rapide_groupe_terroriste
La vérité
La premier revue électronique périodique spécialisé dans la documentation des crimes de la milice terroriste force de soutien rapide au Soudan, publiée en trois langues pour servir de référence aux organisations et mécanismes internationaux concernés par la protection des droits de l’homme dans le monde – Numéro « 34 » – Mars 2026.
Introduction
Une enquête de l’agence Reuters a révélé des détails graves sur une nouvelle implication régionale dans la guerre soudanaise.
L’enquête indique que l’Éthiopie aurait mis en place un camp secret sur son territoire pour former des milliers combattants au profit de la milice de soutien rapide, (F S R) avec le soutien et le financement direct des Émirats arabes unis.
L’enquête s’est appuyée sur les témoignages de sources gouvernementales et sécuritaires éthiopiennes, sur des mémorandums internes et des dépêches diplomatiques, ainsi que sur l’analyse d’images satellites montrant le développement des travaux de construction dans le camp et à l’aéroport voisin d’Assosa.
Le rapport a présenté des preuves que ce nouveau site constitue une source principale d’approvisionnement en recrues et en matériel pour la milice du soutien rapide (F S R), dans un développement reflétant l’implication de l’Éthiopie dans l’expansion du conflit soudanais et sa transformation en un champ de bataille régional ouvert, avec des inquiétudes croissantes sur les répercussions sur la sécurité de toute la région.
En même temps, la milice terroriste du soutien rapide continue à commettre de graves violations contraires aux principes du droit international humanitaire, notamment les conventions de Genève, en ciblant une caravane d’aide humanitaire appartenant au Programme alimentaire mondial par un drone en 6 février 2026, alors qu’elle effectuait des missions humanitaires pour livrer de l’aide alimentaire aux civils affectés dans la province du Nord de Kordofan, dans un silence international honteux.
La vérité en 34eme édition documente comment la milice continue à cibler les institutions de santé et les convois humanitaires via des drones, en plus la vérité documente à travers des rapports internationaux et des rapports d’agences internationales sur l’implication de l’Éthiopie dans l’élargissement du cercle de guerre au Soudan avec le soutien direct des Émirats arabes unis, ainsi que des documents, selon des rapports et statistiques récents de l’ONU, le meurtre de plus de 6000 civils lors de l’invasion de la ville d’El Fasher par la Milice de Soutien Rapide (F S R), et la confirmation de crimes de génocide pour des raisons ethniques.
La vérité documente les crimes de la milice contre les civils au Sud de Kordofan, ainsi que les crimes d’enlèvement d’enfants, de transformation en esclaves pour le service, et d’exploitation sexuelle par ce groupe terroriste.
La vérité documente également les efforts du gouvernement soudanais pour instaurer la paix et la stabilité à travers des forums internationaux et régionaux.
La vérité documente
- Rapport de l’ONU documente la mort de plus de « 6000 » personnes lors de l’attaque d’Al-Fasher au cours des trois premiers jours, et les violations de la Milice de soutien rapide (Janjaweed) (F S R) constituent des crimes de guerre et pourraient constituer des crimes contre l’humanité*
13Fév. 2026
GENÈVE – Un rapport du Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) indique que les actions de la Milice de Soutien Rapide (Janjaweed) (F S R) lors de sa récente offensive visant à prendre le contrôle de la ville d’El Fasher en octobre dernier constituent des crimes de guerre et pourraient constituer des crimes contre l’humanité.
Le rapport décrivait ce que la milice a fait comme « une vague de violence extrême… choquant par son ampleur et sa brutalité » durant les derniers jours d’un siège de 18 mois de la ville.
Le rapport s’est appuyé sur des entretiens avec plus de 140 victimes et témoins, réalisés dans la province du Nord au Soudan et dans l’est du Tchad à la fin de l’année 2025. Le rapport a documenté plus de 6 000 assassinats au cours des trois premiers jours de l’attaque contre El-Fasher. Les estimations indiquent qu’au moins 4.400 personnes ont été tuées dans la ville au cours de ces quelques jours, en plus, plus de 1.600 personnes tuées sur les routes alors qu’elles tentaient de fuir. Le rapport a confirmé que le bilan réel au cours de la semaine complète de l’attaque est probablement beaucoup plus élevé. Selon le rapport, la milice du Soutien rapide (Janjawid), aux côtés de milices arabes alliées, a commis des massacres, des exécutions sommaires, des agressions sexuelles, des enlèvements contre rançon, des tortures, des disparitions forcées et un pillage à grande échelle, ainsi que le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les combats. Dans de nombreux cas, les attaques ciblaient des civils et des personnes hors combat en raison de leur appartenance ethnique ou de supposées affiliations politiques ou militaires.
Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Turk, a déclaré que les violations graves commises lors de l’attaque finale contre El Fasher montrent que la poursuite de l’impunité alimente des cycles de violence continus. Il a appelé à la tenue d’enquêtes indépendantes et équitables pour déterminer la responsabilité pénale, y compris celle des dirigeants et des chefs, et à garantir la reddition de comptes par tous les moyens disponibles, que ce soit devant des tribunaux soudanais justes et indépendants, par le biais de la compétence universelle dans d’autres pays ou devant la Cour pénale internationale.
Le rapport indique qu’il existe des motifs raisonnables de croire que les milices ont commis des crimes de guerre incluant le meurtre, la conduite d’attaques délibérées contre des civils et des biens civils, le lancement d’attaques indiscriminées, l’utilisation de la famine comme moyen de guerre, le ciblage des travailleurs médicaux et humanitaires, et la perpétration de violences sexuelles, y compris le viol, la torture et autres formes de traitements cruels, le pillage, le recrutement et l’utilisation d’enfants aux combats.
Le rapport souligne également que les schémas de violations en El Fasher reflètent ce qui a déjà été documenté lors des attaques de la milice contre le camp de Zamzam en avril 2025, ainsi qu’en El Geneina et Ardamta en 2023. Pris ensemble, ces faits montrent un comportement ordonné et soutenu, suggérant une attaque systématique contre la population civile dans la région du Darfour, ce qui pourrait constituer des crimes contre l’humanité.
Le rapport a documenté plusieurs incidents de massacres de masse visant des sites où un grand nombre de civils s’étaient rassemblés, dans le but apparent de causer le plus de victimes possibles. Des témoins ont donné des témoignages identiques d’un incident survenu le 26 octobre dans la résidence d’al-Rashid de l’université El Fasher, où environ 500 personnes ont été tuées après que des membres de la milice ont ouvert le feu avec des armes lourdes sur une foule d’environ 1.000 civils réfugiés dans la zone. Un témoin a décrit la scène en disant que les corps volaient dans les airs « comme dans une scène de film d’horreur ».
La milice a également exécuté des exécutions sommaires dans le centre-ville d’Al-Fashir à l’encontre de civils accusés de « collaborer » avec les forces armées soudanaises et les forces conjointes, et ces accusations reposaient souvent sur l’appartenance ethnique non arabe, en particulier les membres de la communauté Zaghawa. Les garçons et les hommes de moins de 50 ans ont été particulièrement visés.
Le rapport a mis en lumière l’utilisation systématique de la violence sexuelle comme arme de guerre. Des survivants et des témoins ont décrit des schémas de viols et de viols collectifs, d’enlèvements de femmes contre rançon avec des agressions sexuelles, ainsi que des agressions lors de fouilles corporelles humiliantes. Les femmes et les filles de la communauté Zaghawa et d’autres communautés non arabes étaient les plus exposées au danger.
Le rapport a également documenté la propagation des enlèvements contre rançon lors de la fuite des civils de la ville et a révélé l’existence de dix centres de détention gérés par la milice de soutien rapide (F S R) à l’intérieur d’El-Fashir, dont l’hôpital pour enfants qui a été transformé en centre de détention. Les conditions de détention ont été décrites comme extrêmement mauvaises, ce qui a entraîné la propagation de maladies et des décès au sein des centres de détention. Des milliers de personnes sont toujours portées disparues et leur sort reste inconnu.
Le Haut-Commissaire a renouvelé son appel aux parties de conflit pour qu’elles prennent des mesures efficaces dans le but de mettre fin aux violations graves commises par les forces sous leur commandement. Il a également appelé les pays ayant de l’influence à agir rapidement pour prévenir la répétition de ce qui s’est passé à El-Fashir, notamment en respectant l’embargo sur les armes en vigueur et en arrêtant la fourniture, la vente ou le transfert d’armes et de matériels militaires aux parties au conflit.
Dans sa déclaration de clôture, il a affirmé que le soutien aux efforts de médiation locale, régionale et internationale reste essentiel pour parvenir à un arrêt des hostilités et à un processus vers une gouvernance civile inclusive, soulignant que les droits de l’homme doivent rester au cœur de toute solution durable à ce conflit.
La vérité documente
Une enquête de Reuters révèle : Les Émirats financent un camp secret en Éthiopie pour former les combattants de la milice du soutien rapide (F S R) et étendre la guerre au Soudan
10 février 2026
Un rapport de l’agence Reuters a révélé des détails graves sur une nouvelle implication régionale dans la guerre soudanaise. Le rapport contient des informations vérifiées indiquant que l’Éthiopie a mis en place un camp secret sur son sol pour former des milliers de combattants au profit de la milice du soutien rapide (F S R), avec le soutien et le financement direct des Émirats arabes unis. Le rapport s’appuie sur des témoignages de sources gouvernementales et sécuritaires éthiopiennes, des notes internes, des dépêches diplomatiques, ainsi que sur l’analyse d’images satellites montrant l’évolution des travaux de construction dans le camp et à l’aéroport voisin d’Assosa.
Le rapport fournit des preuves que ce nouveau site constitue une source principale de recrutement et d’approvisionnement en matériel pour la milice du Soutien rapide(F S R), ce qui reflète une expansion du conflit soudanais au-delà de ses frontières et sa transformation en un champ de bataille régional ouvert, suscitant des inquiétudes croissantes quant à son impact sur la sécurité de toute la région, y compris les environs du grand barrage de la Renaissance en Éthiopie.
Ce camp représente la première preuve directe de l’implication de l’Éthiopie dans la guerre civile soudanaise, un développement qui pourrait être extrêmement dangereux, car il fournit à la milice du Soutien rapide (F S R) un important flux de nouveaux soldats à un moment où les combats s’intensifient au Soudan du Sud.
Huit sources, dont un haut fonctionnaire éthiopien, ont déclaré que les Émirats arabes unis avaient financé la construction du camp et fourni des formateurs militaires ainsi qu’un soutien logistique sur le site. Cette opinion figure également dans une note interne des services de sécurité éthiopiens et dans un télégramme diplomatique consulté par Reuters.
L’agence de presse n’a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante l’implication des Émirats dans le projet ni le véritable objectif du camp. En réponse à une demande de commentaire, le ministère des Affaires étrangères des Émirats a déclaré qu’il n’était pas une partie au conflit et qu’il n’était impliqué « d’aucune manière » dans les actions hostiles.
L’agence Reuters a parlé à 15 sources informées sur la construction et l’exploitation du camp, y compris des responsables et diplomates éthiopiens, et a également analysé des images satellites de la région. Deux responsables du renseignement éthiopien, en plus des images satellites, ont fourni des informations confirmant les détails contenus dans la note de sécurité et le télégramme diplomatique.
Aucune information n’avait été publiée auparavant sur l’emplacement du camp, sa taille et les accusations détaillées concernant l’implication des Émirats dans celui-ci. Les images montrent l’ampleur de l’expansion récente du site au cours des dernières semaines, ainsi que la construction d’une station de contrôle au sol pour les drones dans un aéroport voisin. Les images satellites montrent que l’activité dans le camp, situé dans la région reculée de Beni Shungul-Qumz à l’ouest de l’Éthiopie, près de la frontière avec le Soudan, a considérablement augmenté depuis le mois d’octobre dernier.
La vérité documente
*Un nouveau rapport de l’Université de Yale dévoile l’expansion du réseau de guerre de drones soutenu par les Émirats, en identifiant précisement les sites de lancement, les plates-formes d’opération et les systèmes de défense aérienne contrôlés par la milice des Forces de soutien rapide (Janjaweed) (F S R) *
Février 2026
L’École de santé publique de l’Université de Yale a publié un nouveau rapport détaillé rédigé par son laboratoire de recherche en sciences humaines, révélant de vastes preuves que la milice des Forces de soutien rapide (F S R) (Janjaweed) possède des capacités avancées dans le domaine de la guerre de drones au Soudan. Le rapport documente des sites de lancement auparavant inconnus, de grands entrepôts de munitions mobiles, et des systèmes anti-aériens près de la ville de Nyala dans le sud du Darfour, en plus d’une analyse d’une série d’attaques meurtrières survenues dans le pays au cours du mois de janvier 2026.
Selon les chercheurs de l’université de Yale, les images satellites recueillies en janvier et début février 2026 ont montré la présence d’au moins 85 engins dont les caractéristiques correspondent à celles de munitions mobiles sur deux sites différents contrôlés par la milice du soutien rapide (F S R) (Janjaweed) à l’intérieur de la ville de Nyala. Les munitions mobiles sont un type spécifique de drones, parfois appelés drones-suicides, combinant une charge explosive et une plateforme de vol guidée en un seul système.
Sur le premier site, près de l’aéroport de Nyala, les analystes ont observé au moins 34 munitions mobiles le 10 janvier 2026 à côté d’un conteneur de fret. Dans des images ultérieures datées du 4 février 2026, le nombre est passé à au moins 40 munitions mobiles, avec le conteneur ouvert, indiquant une activité opérationnelle. Il a également été constaté que 34 de ces munitions sont restées aux mêmes emplacements sur les deux images, ce qui suggère un stock de longue durée et une disponibilité opérationnelle continue.
Le rapport a confirmé que ces munitions se trouvent sur le même site à l’intérieur de l’aéroport de Nyala, où des drones du même modèle que Shahed avaient été observés en mai et septembre 2025. Ces observations précédentes coïncidaient avec une série d’attaques attribuées à la milice du Soutien Rapide (F S R) (Janjawid), y compris des attaques contre la ville de Port-Soudan, ainsi que la destruction choquante de la mosquée Al-Sarafiya en El Fasher en septembre 2025, attaque qui a causé la mort de plus de 70 civils.
Quant au deuxième site récemment découvert, il se trouve à environ 2,5 kilomètres à l’est de l’ancien siège de la section Sud de la mission de MINUAD connu sous le nom de grand camp. Des images prises le 5 janvier 2026 ont montré la présence d’environ 51 corps correspondant aux munitions mobiles, ainsi que des plates-formes de lancement associées. Ces munitions avaient disparu des images au 22 janvier 2026, ce qui suggère qu’elles ont probablement été déplacées ou utilisées dans des opérations ultérieures.
Ce nouveau site contient également au moins 50 conteneurs d’expédition apparus pour la première fois en octobre 2025, tandis que les plateformes de lancement de drones sont devenues visibles à partir de la mi-octobre 2025, puis les munitions mobiles sont apparues pour la première fois en janvier 2026. Et bien que les munitions aient disparu par la suite, la plupart des plateformes de lancement sont toujours présentes, ce qui indique que le site est en cours de développement pour devenir une installation militaire permanente.
Le rapport de Yale indique que ces munitions correspondent au type de drones Shahed 136, y compris les modèles connus sous le nom de Sunflower 200 et ZT-180, dont la portée opérationnelle est estimée entre 1500 et 2500 kilomètres. Cette portée donne à la milice de soutien rapide (F S R) (Janjaweed) la capacité de mener des frappes profondes à l’intérieur du territoire soudanais et à longue distance.
En plus des capacités offensives, le rapport a documenté la présence de systèmes mobiles antiaériens près de l’ancien siège de la mission de MINUAD. Des images satellites montrent un véhicule lourd équipé d’un dispositif rotatif correspondant aux spécifications des systèmes de défense aérienne modernes. Ce système a été observé pour la première fois en août 2025, puis réorienté vers l’ouest entre octobre 2025 et janvier 2026. Des sources ouvertes indiquent que la milice du Soutien Rapide (Janjawid) a déjà utilisé des systèmes avancés tels que le Pantsir et le FK2000.
Le rapport a également présenté une documentation inquiétante sur une série d’attaques de drones menées par la milice du Soutien Rapide (F S R) (Janjawid) à travers le Soudan entre le 5 et le 22 janvier 2026. Ces attaques ont touché les régions de Diling, Marawi, Al-Obeid, Atbara, Al-Jazira, Sennar, Kosti et plusieurs localités dans le Sud et le Nord du Kordofan. Dans de nombreux cas, la milice a directement visé des zones civiles, y compris des marchés, des quartiers résidentiels et des infrastructures publiques, entraînant un grand nombre de morts et de blessés parmi les civils.
Par exemple, au moins 12 civils ont été tués le 6 janvier 2026 à la suite d’une frappe de drone menée par la milice du Soutien Rapide (F S R) (les Janjawid) dans le quartier Al-Jabalya de la ville d’Al-Obeid. Le 11 janvier, une attaque par drone menée par la milice sur le marché de Kartala dans la localité de Hebila a fait au moins cinq morts et plusieurs autres blessés. Plusieurs rapports ont également documenté d’autres attaques menées par la milice à Singa, Kosti et dans différentes villes et villages, toutes causant de lourdes pertes humaines et d’importants dégâts aux infrastructures civiles.
L’université de Yale a précisé qu’elle ne pouvait pas actuellement vérifier de manière indépendante tous les détails sur le terrain pour chaque incident, mais elle a souligné que la milice du Soutien Rapide (F S R) (Janjawid) possède un long et documenté historique d’utilisation de ces drones contre les civils et les infrastructures critiques. Le rapport a également indiqué que les forces armées soudanaises ont, pour leur part, mené des opérations par drones durant la même période, dans le cadre d’une intensification générale de la guerre des drones dans le pays.
Le rapport affirme que la guerre de drones a connu une escalade importante depuis le déclenchement du conflit en avril 2023. Au début, la milice du Soutien Rapide (F S R) (Janjaweed) utilisait de petits drones pour larguer des explosifs, mais en janvier 2025, elle a commencé à disposer de drones plus avancés, avant d’étendre par la suite ses capacités aux munitions volantes de longue portée.
La vérité documente
La milice du Soutien rapide (F S R) attaque des convois d’aide humanitaire par des drones
En 6 février 2026 – La milice du Soutien rapide (F S R) a ciblé des camions d’aide humanitaire appartenant au Programme alimentaire mondial transportant des denrées alimentaires sur la route reliant les villes d’Al Rahad et Um Rawaba dans la province du Nord de Kordofan, entraînant la mort d’un civil et des blessés.
Le gouvernement soudanais a condamné l’attaque criminelle contre les camions du Programme alimentaire mondial, alors qu’ils effectuaient des missions humanitaires pour transporter de l’aide alimentaire aux civils affectés dans la province Nord du Kordofan, dans les régions d’Allah Kareem, Al Samih, Al Rahad et la ville d’Um Rawaba, entraînant des victimes et la destruction de biens humanitaires destinés à la réponse d’urgence.
Le gouvernement a affirmé que le ciblage des convois de secours et les biens humanitaires constitue une violation grave des principes du droit international humanitaire, en particulier des conventions de Genève, et que cela représente également une entrave délibérée aux efforts de livraison de l’aide humanitaire aux personnes dans le besoin.
Le gouvernement soudanais a attiré l’attention de la communauté internationale sur le fait que cette attaque ne constitue pas un incident isolé, mais s’inscrit dans la continuité d’une stratégie que la milice terroriste a toujours suivie pour entraver le travail humanitaire et utiliser la privation de nourriture comme moyen de pression sur les civils ; cela se produit sous le regard et à l’écoute de la communauté internationale qui est restée silencieuse face aux crimes de guerre nécessitant des poursuites. Dans ce contexte, le gouvernement soudanais appelle la communauté internationale à condamner ces pratiques de manière plus claire et à prendre les mesures nécessaires pour garantir la responsabilisation de la milice terroriste du Soutien Rapide et de ses soutiens.
Le gouvernement soudanais a réaffirmé son engagement à coopérer pleinement avec les Nations Unies et ses agences humanitaires, en déployant tous les efforts nécessaires pour garantir l’acheminement de l’aide aux bénéficiaires sans obstacles.
Par ailleurs, la milice de soutien rapide (F S R) a ciblé un véhicule transportant des citoyens de la région d’Umm Dabiker vers Al-Rahad dans le nord du Kordofan par un drone, entraînant la mort de 24 personnes, dont 8 sont des femmes et des petits enfants, ainsi que la blessure d’autres personnes qui ont été transportées à la ville d’Al-Rahad pour recevoir des soins dans des conditions sanitaires et humanitaires extrêmement difficiles et avec une grave pénurie de moyens.
Les États-Unis et plusieurs autres pays ont condamné l’attaque contre la caravane d’aide humanitaire, appelant la milice à assumer ses responsabilités éthiques et légales, et ont réclamé l’imposition de sanctions dissuasives ainsi que la poursuite de ses dirigeants pour empêcher la répétition de tels actes barbares.
La vérité documente
Déplacement de 1.770 personnes de plusieurs villages dans les localités d’Al-Gouz et Habila à cause des violations des milices de Helou et Hamti
Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations Unies, le déplacement de la population se poursuit dans les localités de Habila et Al-Gouz, dans la province du Sud de Kordofan, à cause des attaques systématiques des milices du soutien rapide (F S R) et du mouvement populaire – aile Helou.
L’organisation a déclaré, dans un communiqué obtenu de la plateforme « Darfour24 », qu’entre le 29 et le 31 janvier 2026, environ 1.770 des personnes ont été déplacées de plusieurs villages des localités d’Al-Gouz et Habila.
Elle a précisé que les déplacés ont quitté les villages de Debkir, Al-Bashama et Shushaïa dans la localité d’Al-Gouz, ainsi que le village de Tital dans la localité de Habila, pour se diriger vers la localité de Al-Rahad dans la province du Nord de Kordofan.
Le 28 janvier, environ (4.315) personnes ont été déplacées des mêmes villages dans les localités d’Al-Gouz et Habila, avant de levée du siège de la ville de Deleng par l’armée soudanaise après l’arrivée de ses forces à Habila, qui était sous le contrôle des milices du soutien rapide (F S R) et du mouvement populaire – Nord.
La vérité documente
Enlèvement d’enfants au Soudan et transformation en esclaves pour le service et l’exploitation sexuelle – Rapport de Reuters
Février 2026
L’agence Reuters a documenté l’un des crimes humanitaires les plus atroces en cours au Soudan, le crime d’enlèvement d’enfants et de leur utilisation comme esclaves dans le cadre d’une guerre menée par la milice Soutien Rapide (F S R) soutenue par les Émirats arabes.
Le reportage vidéo était basé sur des témoignages directs de survivants et de réfugiés soudanais, y compris des mères et pères ayant vu des enfants aussi jeunes que deux mois
« Oui, j’ai bien lu. Deux mois et treize ans sont enlevés de force sous leurs yeux au Darfour, conduits avec du bétail ou détenus après avoir tué leurs proches, dans des pratiques rappelant les pires chapitres du crime organisé de l’histoire de la région.
Les témoignages montrent que les enfants étaient traités comme des butins de guerre, utilisés pour le pâturage du bétail, le service forcé, et dans d’autres cas comme esclaves sexuels, des pratiques documentées par Reuters et citées par des témoins, des militants et des rapports sur les droits humains, et pouvant constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Beaucoup de ces enfants ont été emmenés en voiture fermée sous la menace d’une arme, et leur sort reste inconnu aujourd’hui.
▪︎Ces faits, que Reuters décrit comme pouvant constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, révèlent la dimension humaine la plus cruelle de cette guerre, une guerre menée non seulement par les armes, mais aussi en privant les enfants de leur enfance et en les transformant en butin.
Et malgré les tentatives de déni, ce type de crimes reflète un comportement profondément enraciné dans les milices Janjaweed(F S R) dont est issue la milice du Rapid Support, avec un soutien politique, financier et militaire étranger, principalement émanant des Émirats arabes unis, ce qui fait de ces violations une partie d’un système de violence organisé qu’on ne peut dissocier de ses soutiens.
Un responsable du gouvernement soudanais a révélé que (1,5) million d’enfants handicapés ont été touchés par des obus d’artillerie, des drones et des maladies depuis le début de la guerre il y a (33) mois.
Depuis le début du conflit le 15 avril 2023, des milliers d’enfants sont victimes de violations atroces incluant meurtres, viols, enlèvements, déplacements et demandes d’asile, ainsi que la perte de membres, le manque d’accès à l’éducation et aux soins de santé.
Le secrétaire général du Conseil national pour la protection de l’enfance, Abdel Kader, a déclaré : « Plus d’un million cinq cent mille enfants handicapés ont été touchés par le conflit en cours ».
Il a expliqué que les blessures comprenaient des obus d’artillerie et des drones, ainsi que des maladies endémiques causées par la prolifération de moustiques et d’insectes dans les zones connaissant une détérioration des services de base en raison de la guerre.
Il a mentionné que plus de (12,000) enfants souffrent de situations de sans-abrisme et de déplacement dans les zones sous contrôle des forces de soutien rapide (F S R) et des provinces sûrs affectés par la poursuite des combats en milieu urbain.
Il a souligné que plus de (24) millions d’enfants ont été affectés par les effets directs et indirects de la guerre au cours de la période passée.
Il a annoncé que le Conseil national pour la protection de l’enfance, en collaboration avec ses partenaires, commencera à réaliser une enquête sanitaire à l’échelle du Soudan à travers les écoles, en plus de l’établissement de plans au cours de cette année pour renforcer les services offerts aux enfants.
Les enfants et les femmes sont les groupes les plus touchés par le conflit, les enfants étant exposés à la violence, au manque d’éducation et de soins de santé, et au recrutement par des groupes armés, tandis que des crimes de violence sexuelle ont été commis à grande échelle contre les femmes.
La vérité documente
« 6333 » morts aux mains des milices du soutien rapide (F S R) dans la province d’Al-Jazira et dix mille victimes à cause de la guerre
Février 2026 – Le gouverneur de la province d’Al-Jazira, Taher Ibrahim, a annoncé l’enregistrement de plus de « 60 » mille plaintes criminelles contre les milices des Forces de soutien rapide (F S R), les accusant de crimes de meurtre direct ayant touché plus de « 6 » mille citoyens.
Pendant sa prise de contrôle de la province d’Al-Jazira, de décembre 2023 au début de 2025, la milice de soutien rapide (F S R) a commis des meurtres et des violences sexuelles dans des attaques de représailles visant des centaines de villages et de communautés.
Taher Ibrahim a déclaré, lors de sa rencontre avec une délégation de médias turcs, que « la milice du soutien rapide (F S R) a tué directement plus de (6,333) citoyens, tandis que plus de (10,000) autres sont morts à cause de la guerre ».
Il a ajouté que les autorités avaient enregistré plus de « 60 » mille rapports de violations incluant des crimes de vol, pillage et meurtre commis par la milice de soutien rapide dans cet province situé au centre du Soudan.
Le gouverneur a révélé que la milice du soutien rapide (F S R) avait enrôlé des enfants mineurs, (97) d’entre eux ayant été arrêtés lors de la libération de la province alors qu’ils combattaient au sein de ses rangs.
Il a accusé la milice de pratiquer le mariage forcé et le mariage des mineurs, ainsi que de provoquer la famine parmi les habitants de la ville d’Al-Hilaliya, ce qui a conduit à la mort de plus de (1,200) personnes.
En décembre 2024, la milice du soutien rapide (F S R) a lancé des attaques contre Al-Hilaliya et a empêché l’arrivée de biens et de médicaments, dans le cadre d’une vaste campagne contre les civils dans l’est de Al jazerah, en représailles contre Kekel.
Taher Ibrahim a indiqué que la milice du soutien rapide (F S R) avait délibérément détruit les infrastructures, le projet de Al jazerah et l’Institut de recherche agricole, et avait endommagé la banque génétique de l’institut qui contient (27,000) espèces.
Il a ajouté que le gouvernement de la province avait œuvré à rétablir les services essentiels, en relançant (106) hôpitaux et (860) centres de santé, et en mettant en œuvre (6,117) projets de services pour répondre aux besoins des citoyens.
La vérité documente
Les hôpitaux du Soudan sous la guillotine du terrorisme
12 février 2026 –
Une milice des Forces de soutien rapide a mené une attaque par drone contre l’hôpital d’Al-Mazmum dans la province de Sinnar, faisant trois morts et sept blessés, dont du personnel médical, alors qu’ils accomplissaient leur devoir humanitaire au sein de l’hôpital.
Ce qui est arrivé à l’hôpital d’Al-Mazmum dans la province de Sinnar n’est pas un simple incident isolé, mais un crime de guerre accompli dans tous ses aspects, et viser le personnel médical pendant qu’il accomplit son devoir humanitaire, ainsi que tuer des innocents dans l’enceinte des soins, constitue un coup fatal à toutes les conventions internationales et au droit international humanitaire.
Le Réseau des médecins du Soudan a documenté depuis avril 2023 la mort de plus de « 234 » membres du personnel médical, tandis que le nombre de blessés a dépassé « 507 » membres du personnel médical, en plus de plus de « 59 » personnes portées disparues dont le sort reste inconnu à ce jour, tandis que « 73 » ont été détenues dans la ville de Nyala dans des conditions extrêmement difficiles.
Le réseau a confirmé que ces chiffres reflètent l’étendue des ciblages et des violations graves touchant les travailleurs du secteur de la santé, en violation claire des lois internationales qui garantissent la protection du personnel médical et des établissements de santé pendant les conflits.
Le Réseau des médecins soudanais a appelé à l’arrêt immédiat des violations, en assurant la protection du personnel médical, en libérant les détenus et en révélant le sort des disparus.
La communauté internationale doit assumer ses responsabilités morales et juridiques
Parce que le silence international et le fait de fermer les yeux sur le ciblage des établissements de santé constituent un « feu vert » pour la poursuite de ces infractions.
La vérité documente
Mission d’enquête sur le Soudan : des preuves à El Fasher révèlent une campagne de génocide visant les communautés non arabes
19 février 2026
Une enquête indépendante des Nations Unies a révélé que les Forces de soutien rapide ont commis un génocide à El-Fachir, au Soudan, incluant des meurtres de masse, des viols et des tortures de groupes non arabes tels que les Zaghawa et les Fur. Le rapport a confirmé que les crimes étaient organisés et soutenus par les dirigeants des Forces de soutien rapide (F S R), avec une intention claire de détruire ces groupes, et a appelé à la protection des civils et à la tenue responsable des auteurs.
L’enquête indépendante des Nations Unies a montré que les massacres de membres des communautés non arabes lorsque les Forces de soutien rapide (F S R) ont pris le contrôle d’El-Fachir portaient des signes de génocide.
La mission des Nations Unies a indiqué avoir trouvé des preuves montrant que les Forces de soutien rapide ont exécuté un schéma de ciblage coordonné et répétitif des individus en fonction de leur appartenance ethnique, de leur sexe et de leur affiliation politique perçue, comprenant meurtres de masse, viols et torture, ainsi que la soumission d’un groupe à des conditions de vie destinées à le détruire – ce qui constitue un élément fondamental du crime de génocide selon le droit international.
Elle a ajouté que ces actes comprennent « le meurtre de membres d’un groupe ethnique protégé, l’infliction de dommages physiques et psychologiques graves, et l’imposition de conditions de vie visant à détruire le groupe en tout ou en partie, tous éléments constituant un crime de génocide selon le droit international ».
Le rapport présenté au Conseil des droits de l’homme, intitulé « Les caractéristiques du génocide à El-Fasher », a conclu que « l’intention de commettre un génocide est la seule conclusion raisonnable que l’on puisse tirer du schéma systématique suivi par les Forces de soutien rapide (F S R) dans les assassinats ciblés ethniquement, la violence sexuelle, la destruction et les déclarations publiques appelant explicitement à l’extermination des communautés non arabes, en particulier les Zaghawa et les Fur ».
« Il ne s’agit pas de violations aléatoires »
Le chef de la mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Soudan, Mohamed Shandi Othman, a déclaré : « L’ampleur et la coordination de l’opération et son soutien public par les hauts responsables des Forces de soutien rapide montrent que les crimes commis à El-Fasher et dans ses environs n’étaient pas des abus aléatoires en temps de guerre, mais faisaient partie d’une opération organisée et planifiée ayant les caractéristiques distinctives du génocide.
Le rapport ajoutait que le contrôle soigneusement planifié et exécuté d’El Fasher « a été précédé d’un siège de 18 mois qui a systématiquement affaibli la population ciblée par la famine, la privation, le traumatisme et la détention, des conditions calculées pour les détruire. »
Le rapport indique que les habitants de la ville étaient « physiquement épuisés, mal nourris et incapables de fuir, les laissant impuissants face à la violence intense qui a suivi. »
« Des milliers de personnes, en particulier de Zaghawa, ont été tuées, violées ou disparues pendant trois jours de terreur totale », indique le rapport. Il poursuivit : « Le Rapid Support Command a salué la capture comme une grande et historique victoire militaire, et a salué ses combattants pour avoir libéré la ville de l’armée. »
Preuve d’intention d’extermination :
Le rapport indique que l’enquête « a documenté un schéma de comportements spécifiquement dirigés contre des groupes ethniques protégés, incluant des massacres de masse, des viols généralisés, des violences sexuelles et de la torture lors de l’opération de saisie fin octobre. Ces actes n’étaient pas accidentels dans le contexte des hostilités, mais ont été commis d’une manière et dans un contexte qui montrent une intention de détruire les groupes ciblés. »
Il a ajouté que les combattants des RSF « ont publiquement déclaré leur intention de cibler et d’éliminer les communautés non arabes ». Les survivants ont déclaré : « Y a-t-il quelqu’un parmi vous de Zaghawa ? Si nous trouvons Zaghawa, nous les tuerons tous », a-t-il dit, « Nous voulons éliminer tout ce qui est noir au Darfour. »
Ces déclarations franches, ainsi que la nature systématique des attaques, fournissent des preuves d’une intention génocidaire.
Le rapport de l’ONU a noté que « l’utilisation d’un langage discriminatoire
Et le racisme lors de viols à grande échelle, systématiques et coordonnés, y compris de nombreux cas de viols collectifs et d’autres formes de violence sexuelle. »
Il a ajouté : « Le ciblage sélectif des femmes et des filles de Zaghawa et d’al-Fur, ainsi que l’épargne des femmes perçues comme arabes, soulignent le but discriminatoire et destructeur de la violence. »
Le rapport indique qu’un survivant a rapporté qu’un membre des Forces de Soutien Rapide (RSF) a déclaré : « Ce sont des esclaves. Tuez-les, détruisez-les, violez-les. »
« Un besoin urgent de protéger les civils » :
La mission d’établissement des faits a souligné le besoin urgent de protéger les civils plus que jamais, alors que le conflit s’étend à la région du Kordofan.
En l’absence de mesures préventives et de responsabilité efficaces, la mission estime que le danger de nouvelles atrocités de génocide « reste réel et grave ».
Le chef de la mission a déclaré : « Les auteurs de ces crimes doivent être tenus responsables à tous les niveaux de l’autorité. Et partout où les preuves indiquent la survenue d’un génocide, la communauté internationale a un engagement accru à prévenir, protéger et garantir la justice. »
La vérité documente
L’Arabie saoudite demande aux forces de soutien rapide de cesser immédiatement de commettre des crimes au Soudan
8 février 2026
Le ministère des Affaires étrangères a exprimé la condamnation et la forte réprobation de l’Arabie saoudite face aux attaques criminelles menées par les Forces de soutien rapide contre l’hôpital militaire d’Al-Kuwik, un convoi humanitaire du Programme alimentaire mondial et un bus transportant des civils déplacés, qui ont entraîné la mort de dizaines de civils désarmés, dont des femmes et des enfants, et causé des dégâts à des installations et des convois humanitaires dans les provinces du Nord et du Sud de Kordofan.
Le royaume a affirmé que ces actes étaient inacceptables et constituaient des violations flagrantes de toutes les normes humanitaires et des conventions internationales pertinentes.
Le royaume a appelé à l’arrêt immédiat de ces violations par les milices des Forces de soutien rapide (F S R) et au respect de leur devoir moral et humanitaire pour garantir l’acheminement de l’aide humanitaire aux personnes dans le besoin conformément aux lois internationales et humanitaires, et à ce qui est stipulé dans la Déclaration de Djeddah « l’engagement à protéger les civils au Soudan ».
Le Royaume a réaffirmé sa position appelant à l’unité du Soudan, à sa sécurité et à sa stabilité, ainsi que la nécessité de préserver ses institutions légitimes, tout en rejetant les interventions étrangères et la continuation par certaines parties de l’introduction d’armes illégales, de mercenaires et de combattants étrangers, malgré l’affirmation de ces parties de soutenir la solution politique, un comportement considéré comme un facteur clé dans la prolongation du conflit et l’aggravation de la souffrance du peuple soudanais.
La vérité documente
Les efforts du gouvernement soudanais pour instaurer la paix et la stabilité à travers les plateformes internationales et régionales
Le ministre des Affaires étrangères soudanais, une présence remarquable au sein des instances du Conseil de sécurité et de paix africain
12 février 2026
Le ministre soudanais des Affaires étrangères, Moheiddine Salem, s’est adressé à la session consultative du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine concernant l’évolution de la situation au Soudan, au siège de l’Union africaine dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, au niveau des ministres des Affaires étrangères, dans une démarche considérée comme la première depuis la suspension de l’adhésion du Soudan en octobre 2021.
Salem a demandé au Conseil de paix et de sécurité de lever la suspension de l’adhésion du Soudan, soulignant que les interventions étrangères avaient contribué à attiser la guerre, et évoquant l’existence d’agendas régionaux ayant soutenu la «Milice de soutien rapide » avec des armes sophistiquées, des drones et des mercenaires, ce qu’il a considéré comme une menace directe pour la paix et la sécurité régionales.
Le ministre a appelé le Conseil à soutenir l’initiative du Soudan pour mettre fin à la guerre, affirmant que le pays cherche à mettre fin au conflit et à rétablir la stabilité. Il a également évoqué les attaques contre les infrastructures et les civils, citant des incidents ayant visé des camions d’aide du Programme alimentaire mondial et un véhicule civil au Kordofan, demandant de prendre une position ferme face à ces violations.
L’Égypte pousse à soutenir le Soudan
De son côté, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Dr. Badr Abdel Atie, en sa qualité de président du Conseil de paix et de sécurité africain, a présidé la session ministérielle qui a discuté des évolutions de la situation au Soudan et en Somalie, avec une large participation de ministres des Affaires étrangères ainsi que de responsables africains, onusiens et régionaux.
L’ambassadeur Tamim Khalaf, porte-parole officiel du ministère égyptien des Affaires étrangères, a expliqué qu’Abdel Atie a réaffirmé le soutien total de l’Égypte à l’unité et à la souveraineté du Soudan, ainsi que son appui aux efforts de l’Union africaine visant à mettre fin à la crise, soulignant l’importance de préserver les institutions nationales et de les renforcer pour leur permettre de jouer un rôle dans le rétablissement de la sécurité et de la stabilité.
Le ministre égyptien a également passé en revue les efforts déployés par le Caire pour soutenir le processus de paix, notamment l’organisation en juillet 2024 d’un forum des forces politiques et civiles soudanaises et la cinquième réunion consultative en janvier dernier pour renforcer et coordonner les initiatives de paix, en coopération avec les Nations Unies.
Rencontres intensives et appréciation du discours soudanais
En marge des réunions, le ministre des Affaires étrangères soudanais a eu des rencontres avec plusieurs responsables et diplomates de l’ONU, dont l’émissaire personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Soudan, Ramtane Lamamra, ainsi qu’avec plusieurs représentants des Nations Unies, afin d’examiner l’évolution de la situation dans le pays.
Dans des déclarations ultérieures, le ministre égyptien des Affaires étrangères a salué le discours de son homologue soudanais, le qualifiant de fort et équilibré, soulignant les efforts de l’Égypte pour offrir au côté soudanais l’opportunité de présenter son point de vue devant le Conseil. Il a également évoqué des dispositions pour envoyer une mission de la Commission de l’Union africaine au Soudan afin de se rendre sur le terrain pour observer l’évolution de la situation.
Salm a affirmé, à la fin de sa participation, l’opposition du Soudan à la décision de suspendre son adhésion en 2021, estimant qu’elle a été prise sans enquête suffisante sur les circonstances des événements à l’époque.
Représentant du Soudan devant le Conseil de sécurité : le Soudan fait face à un danger existentiel écrasant dans le cadre d’une guerre d’agression systématique menée par des forces régionales et internationales en collusion avec les milices
Le 19 février 2026, l’ambassadeur Al-Harith Idris, représentant permanent de la République du Soudan auprès des Nations Unies, a affirmé que le Soudan fait face à un danger existentiel accablant, qui menace son unité et sa souveraineté, dans le cadre d’une guerre d’agression systématique menée par des forces régionales et internationales en complicité avec la milice des Forces de soutien rapide(F S R). L’ambassadeur Idris a déclaré aujourd’hui devant le Conseil de sécurité de l’ONU : « Cette guerre agit comme la peste pour démanteler l’État soudanais et anéantir les forces armées soudanaises, s’appuyant sur des récits trompeurs et erronés justifiant la lutte contre le groupe des Frères musulmans, alors que le régime de ce groupe a été renversé par la révolution populaire de décembre 2019 ».
Il a ajouté : « Le Soudan a été confronté à une seule option, sans alternative, qui consiste à affronter cette menace existentielle avec toute la force et la détermination possibles », soulignant que les forces armées soudanaises mènent une bataille acharnée avec une résistance militaire unique, soutenues par un large et fort soutien populaire provenant des différentes couches de la société soudanaise.
Premier ministre soudanais : La guerre imposée au Soudan est menée par des milices et des mercenaires étrangers avec un soutien extérieur
Munich, 14-02-2026 – Son excellence le Premier ministre, le professeur Kamel Idris, a précisé lors d’un débat sur le Soudan au Conférence de Munich sur la sécurité que la guerre imposée au Soudan est menée par des milices et des mercenaires étrangers avec un large soutien extérieur et qu’il s’agit d’une guerre visant les citoyens par des meurtres, des mauvais traitements, des viols et la destruction des infrastructures et des institutions nationales. Les forces armées ont affronté ce complot et cette menace existentielle avec courage et bravoure, en s’acquittant de leurs devoirs constitutionnels et de leurs missions nationales pour protéger le pays et défendre sa souveraineté ainsi que la sécurité de ses citoyens, obtenant ainsi des victoires et purifiant de larges parties du pays.
Son Excellence a décrit l’initiative « Paix au Soudan » comme l’expression du consensus des Soudanais et de leur volonté nationale, soulignant qu’il s’agit d’une proposition complète visant à réaliser la paix et la stabilité et à mettre un terme définitif à la guerre.
Son Excellence le Premier ministre, Professeur Kamel Idriss, chef de la délégation soudanaise participant à la Conférence de Munich sur la sécurité, accompagné de Son Excellence le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, l’ambassadeur Mohieddin Salem, a participé à la séance inaugurale de la conférence.
Ont pris la parole lors de la séance inaugurale le président de la conférence, le gouverneur de l’État de Bavière et le chancelier allemand. La conférence discute de nombreux défis régionaux et internationaux.
Son Excellence le Premier ministre a également tenu des rencontres bilatérales avec plusieurs chefs de délégations, en plus de prendre la parole lors de la session consacrée aux défis de la guerre et de la paix au Soudan.