Le numéro périodique n°35 du magazine Al-Hakika est publié, documentant les crimes de la milice des Forces de soutien rapide, conformément aux statistiques et aux rapports internationaux et locaux.

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La Vérité
La première revue électronique périodique spécialisée dans la documentation des crimes de la milice des Soutien Rapide vise à être une référence pour les organisations et mécanismes internationaux concernés par la protection des droits de l’homme dans le monde – publiée en trois langues – numéro (35) – avril 2026.
Introduction
Dans une escalade grave reflétant l’approche systématique des milices rebelles du Soutien Rapide, le ministère soudanais des Affaires étrangères a fermement condamné la vague d’attaques terroristes visant les biens civils et les infrastructures vitales à l’aide de drones. Cette agression qui a récemment touché les villes d’Al-Obeid, Kosti et Dalang ne constitue pas seulement des violations militaires, mais incarne un schéma criminel récurrent visant à terroriser les civils et à saper les fondations de l’État soudanais.
Ces attaques constituent en effet des crimes de guerre pleinement constitués et une violation flagrante du droit international humanitaire et des chartes qui interdisent de cibler les installations civiles. Le gouvernement du Soudan affirme que le silence de la communauté internationale face à ces violations ne fait pas que renforcer le sentiment d’impunité chez les milices, mais menace également de saper le système du droit international. Le gouvernement du Soudan a appelé les Nations Unies et le Conseil de sécurité à adopter des positions allant au-delà des « déclarations de condamnation » en prenant des mesures concrètes pour tenir les milices et ceux qui les soutiennent financièrement ou logistiquement responsables.
Par ailleurs, la mission d’enquête des Nations Unies a publié un rapport catastrophique condamnant les atrocités commises par les milices dans la ville d’El-Fasher, dans le nord du Darfour. Le rapport conclut que les comportements adoptés et l’intention préméditée fournissent de solides indicateurs juridiques de l’existence d’un génocide, s’élevant au niveau des crimes contre l’humanité.
De son côté, l’organisation « Human Rights Watch » a documenté des meurtres et des mauvais traitements délibérés visant les personnes handicapées à El-Fasher, appelant la communauté internationale à briser le mur du silence sur le soutien continu des Émirats à la milice, qui alimente la machine de la mort au Soudan.
Ce numéro du magazine « la vérité  » examine, à travers des rapports de terrain et des statistiques précises, les dossiers suivants :
Axe de l’intervention extérieure : documentation avec preuves de l’implication des Émirats et de l’Éthiopie dans l’exacerbation du conflit et le soutien de la milice avec des moyens de destruction.
Armes de drones : surveillance de la nouvelle stratégie de la milice visant les biens civils, les rassemblements, le personnel médical et les hôpitaux.
La tragédie des déplacements : statistiques précises sur les importantes vagues de déplacements depuis le Kordofan à cause de l’expansion des violations.
Et mettre en lumière des rapports internationaux confirmant le recul du risque de famine dans le Sud-Kordofan, suite au succès de l’armée soudanaise à lever le siège de la ville de Kadugli, permettant ainsi à des milliers de déplacés et de réfugiés de retourner chez eux et le flux d’une aide vitale.
La vérité documente
Les civils sous le feu : la stratégie de la « terre brûlée » et la guerre des drones contre les civils au Soudan, mars 2026
Dans une escalade grave et systématique, la milice du Soutien Rapide mène une campagne de frappes à grande échelle utilisant des drones, touchant le cœur civil dans les provinces du Nord du Kordofan et du Nil Blanc, visant directement le moyen de subsistance des citoyens soudanais dans des actes qui dépassent le cadre des « opérations militaires » pour devenir un crime de guerre pleinement constitué visant à éradiquer les éléments essentiels de la survie.
Le Ciblage des institutions éducatives et des logements étudiants
La milice de soutien rapide a commis un massacre dans l’école « Shukiri » dans la province du Nil Blanc où 17 civils ont été tués, dont des étudiants et des enseignants, lors d’un bombardement direct d’une école et d’un village dépourvus de toute présence militaire. Elle a également ciblé la « Résidence Al-qouz » à Kosti et la « Résidence du martyr Dals » à al-obied, ce qui a entraîné des blessures parmi les étudiants et la destruction des infrastructures éducatives (bibliothèques électroniques et salles de lecture), dans une tentative évidente de perturber le parcours éducatif et d’effrayer les générations futures.
Destruction du système de santé et des services
À un moment où les Soudanais souffrent d’une pénurie de médicaments, la milice du soutien rapide a bombardé le « Centre du Kordofan pour le traitement des tumeurs », le « siège des fournitures médicales » et l’« hôpital britannique », mettant en danger la vie de milliers de patients atteints de cancer et de cas critiques.
Ciblage des infrastructures
Dans le cadre de ses opérations ciblées, la milice du soutien rapide a, via des aéronefs sans pilote, bombardé des stations de transformation électrique à « Al-obied » et « Rabak », provoquant une panne totale et la coupure de l’approvisionnement des hôpitaux et des maisons.
Sabotage de la sécurité alimentaire et économique
La milice a ciblé « l’usine pétrolière Al-Shanabli » et la zone industrielle d’Al-obeid, ce qui représente un coup de poignard au côté de l’économie locale et de la sécurité alimentaire pour des citoyens déjà assiégés par les répercussions de la guerre, à la lumière du honteux silence international sur l’utilisation de drones-suicides contre les écoles, les hôpitaux et les centrales électriques, ce qui constitue un feu vert pour la poursuite de ces violations.
La vérité documente l’alliance de « l’incitation à l’holocauste » : des rapports internationaux et officiels documentent l’implication des Émirats et de l’Éthiopie dans les atrocités au Soudan.
Les développements récents et les rapports émanant des organisations internationales ont révélé des dimensions graves du rôle régional dans le conflit soudanais, où les accusations pointent clairement une implication directe et continue des Émirats arabes unis et de l’Éthiopie dans le soutien d’opérations militaires visant les civils et la souveraineté nationale. Selon le rapport de la mission internationale d’établissement des faits des Nations Unies « 2026 » et les rapports de l’organisation Human Rights Watch, le rôle des Émirats se révèle comme un facteur central dans la persistance des violations.
Commettre des atrocités
Des rapports ont confirmé que le soutien militaire continu des Émirats aux Forces de soutien rapide était un moteur clé des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis à El-Fashir et dans tout le Darfour. Le rapport de l’ONU a documenté des schémas de meurtres, de viols et de déplacements forcés portant une « intention de génocide », avertissant que le silence international sur le soutien émirati alimente ces crimes. Appels à la responsabilité : les organisations des droits humains ont appelé le Conseil de sécurité à enquêter immédiatement sur l’implication des Émirats et à imposer un embargo total sur les armes couvrant tout le Soudan.
Éthiopie : agression manifeste et violation de la souveraineté
Le ministère soudanais des Affaires étrangères a accusé la voisine Éthiopie de passer d’une position de neutralité prétendue à une agression directe, et a révélé avoir observé l’entrée de drones depuis le territoire éthiopien, ciblant des sites à l’intérieur du territoire soudanais.
Agression directe : le ministère des Affaires étrangères soudanais a qualifié ce comportement de « violation flagrante de la souveraineté » et d’agression manifeste menaçant la sécurité de la région, affirmant le droit du Soudan à défendre son territoire par tous les moyens.
Ces faits placent la communauté internationale devant ses responsabilités juridiques et morales en :
Étendre la compétence de la CPI pour couvrir tous les crimes commis au Soudan.
Imposer des sanctions de dissuasion aux individus et pays impliqués dans la fourniture d’armes à cette milice terroriste pour commettre d’autres atrocités.
La vérité est documentée
El Fasher sous la guillotine de l’extermination : un rapport de l’ONU documente « l’éradication ethnique »
Une enquête indépendante de l’ONU en 2026 a révélé des faits choquants sur la situation dans la ville d’El-Fasher, soulignant que ce à quoi les groupes non arabes, en particulier les tribus Zaghawa et Fur, ont été soumis, va au-delà des frontières des crimes militaires traditionnels pour atteindre la description d’un véritable « génocide ».
Preuves de culpabilité : intention préméditée et destruction systématique
La mission internationale d’établissement des faits a conclu que le modèle des attaques menées par la milice du Forces des soutiens rapide n’était pas aléatoire, mais reposait sur une « conclusion unique et raisonnable », à savoir l’intention d’extermination à travers des expressions racistes et des déclarations publiques des dirigeants et combattants de la milice appelant à l’extermination des composantes non arabes (comme l’expression « Nous voulons éliminer tout ce qui est noir »).
Arme de violence sexuelle :
La milice du Forces des soutiens rapide a utilisé le viol systématique et coordonné des femmes et des filles Zaghawa et Fur comme un outil d’humiliation et de destruction du tissu social des communautés ciblées.
Politique de famine et de siège :
Avant l’attaque, un siège étouffant a duré 18 mois, visant à épuiser les civils physiquement et psychologiquement avant le moment de l’assaut final. Le chef de la mission, Mohammed Shandi Osman, a souligné que ces crimes ont été exécutés avec le soutien public de hauts dirigeants des milices de soutien rapide, ce qui exclut la qualification de « déviations individuelles » et les place dans le cadre d’une opération organisée et planifiée visant à un changement démographique forcé par le meurtre et le déplacement.
Position officielle : un combat existentiel.
En revanche, le discours du représentant permanent du Soudan auprès des Nations Unies, l’ambassadeur Al-Harith Idris, devant le Conseil de sécurité, a tiré la sonnette d’alarme la plus grave, qualifiant ce qui se passe de « danger existentiel écrasant » et accusant des forces régionales et internationales de complicité avec la milice pour mener une guerre agressive visant à démanteler l’État soudanais.
Démystification des récits trompeurs :
L’ambassadeur a souligné que le prétexte de lutter contre les « Frères musulmans » est un faux prétexte pour combattre l’armée soudanaise, rappelant que c’est le peuple soudanais qui a renversé ce régime lors de la révolution de décembre. L’unique option : Il a insisté sur le fait que le Soudan n’a d’autre choix que « la confrontation avec toute force et détermination » pour protéger sa souveraineté et son unité, soutenu par une cohésion populaire sans précédent avec les forces armées.
La vérité documente :
Confirmant l’exactitude des rapports qui indiquaient que la milice du soutien rapide avait délibérément créé une famine, un laboratoire américain surveillant la destruction de « 41 » communautés rurales agricoles au nord et à l’ouest d’El-Fasher, le 10 mars 2026.
Le Laboratoire de recherche humanitaire de la Faculté de santé publique de l’Université de Yale a annoncé que la milice de soutien rapide a détruit délibérément au moins 41 communautés agricoles rurales au nord et à l’ouest de la ville d’El-Fasher au Soudan entre le 31 mars et le 12 juin 2024. Le laboratoire a constaté que 28 communautés (68 %) ne présentent aucun mode de vie visible, tandis que cinq communautés (12 %) présentent un mode de vie faible, et huit communautés (20 %) présentent un mode de vie proche de la normale. Le laboratoire a observé une augmentation anormale de la croissance des plantes à l’intérieur des villages, une diminution de l’activité agricole, ce qui indique une interruption de l’activité humaine, un arrêt du pâturage et l’absence de mouvement des animaux.
Créer des conditions de famine
Il a confirmé que ces résultats correspondent à des rapports indiquant une intention délibérée de créer des conditions de famine à El-Fasher, dans la province Nord du Darfour, les résultats s’alignent également sur le schéma des attaques systématiques contre les ressources dont dépendent les civils pour survivre, et le rapport a conclu que ces attaques sont survenues dans le contexte de l’escalade du conflit et du siège d’El-Fasher qui a commencé en avril 2024, et qui s’est terminé par des opérations de massacres alléguées en octobre 2025.
Incendies étendus
Les preuves tirées des images satellites indiquent que ces villages ont été touchés par des incendies à grande échelle, incluant la destruction des bâtiments et la combustion des infrastructures résidentielles. Les chercheurs évaluent avec un haut degré de confiance que les attaques ont été menées par les forces de soutien rapide, et à travers l’analyse des données de télédétection, les chercheurs ont conclu à une diminution significative de l’activité agricole dans les communautés détruites en 2024 autour d’El-Fasher. L’analyse des données satellitaires sur les incendies a montré une augmentation considérable des indices d’incendie dans la région par rapport aux années précédentes, avec une hausse des indices d’incendie de 330 % en 2024. Cette augmentation a coïncidé avec les attaques militaires et la destruction des villages agricoles, et le rapport a également signalé la disparition de l’activité humaine.
Le rapport a souligné la baisse de l’activité agricole, indiquant qu’une analyse de l’utilisation des terres agricoles a révélé une diminution significative de l’activité agricole autour des villages. Les résultats ont montré que 80 % des villages ont enregistré une baisse importante de l’activité agricole et, dans certaines zones, l’agriculture s’est complètement arrêtée. Les chercheurs ont également analysé les terres agricoles situées dans un rayon de 500 mètres autour des villages, constatant une diminution des terres cultivées de 82 % par rapport aux périodes précédentes, ce qui suggère que les agriculteurs ne sont plus en mesure de travailler sur leurs terres ou qu’ils ont été déplacés de la région.
Impact des attaques sur la sécurité alimentaire
Ces résultats indiquent que la destruction des villages agricoles a entraîné une diminution de la production alimentaire et une perturbation de l’agriculture locale, ce qui augmente le risque de famine. Les données indiquent également que les attaques pourraient faire partie d’un schéma plus large visant les ressources dont dépendent les civils pour survivre.
Relation avec le siège d’El-Fasher
La destruction des villages agricoles a eu lieu à la même période où les forces de soutien rapide ont commencé le siège de la ville d’El-Fasher. Et puisque ces villages constituaient la principale source de nourriture de la ville, leur destruction a entraîné une réduction des approvisionnements alimentaires et une augmentation du risque de famine dans la région.
Schéma général des attaques
En analysant les données, les chercheurs ont observé un schéma clair incluant l’attaque des villages agricoles, l’incendie des maisons, le déplacement des habitants et l’arrêt de l’activité agricole. Le laboratoire de recherche humanitaire a indiqué : « parmi ces communautés, 10 communautés (24 %) ont été attaquées plus d’une fois, tandis qu’un village a été attaqué au moins sept fois au cours de la période étudiée. De nombreuses de ces communautés ont montré une diminution ou une absence du mode de vie, une augmentation anormale de la végétation à l’intérieur des villages et une baisse de l’activité agricole par rapport aux années précédentes, Ces résultats indiquent que les attaques ont peut-être entraîné la mort des populations ou leur déplacement forcé, ce qui a ensuite conduit à une baisse de la production alimentaire dans la région.
Difficulté d’accès humanitaire
Le rapport a indiqué que l’accès humanitaire au nord du Darfour est devenu extrêmement limité en raison des parties en conflit, ce qui a fortement affecté les opérations humanitaires telles que l’évaluation de la sécurité alimentaire et la distribution de l’aide. En raison de cela, les experts en sécurité alimentaire, y compris le comité de réexamen de la famine, ont commencé à s’appuyer de plus en plus sur les données de télédétection comme preuve pour évaluer la situation alimentaire.
La vérité documente
Massacre de l’hôpital britannique à Al-obeid : la milice « Soutien Rapide » continue de verser le sang du personnel médical et de détruire les hôpitaux, mars 2026
Le Réseau des médecins du Soudan a révélé que la milice du Soutien Rapide a ciblé l’hôpital britannique de la ville d’Al-obeid, et que l’attaque perfide a fait 12 blessés, dont 5 membres du personnel médical qui ont été blessés en accomplissant leur devoir professionnel, certains d’entre eux étant dans un état jugé critique.
Large condamnation et violation flagrante des lois
Le réseau a fermement condamné cette attaque, la qualifiant de :
Violation grave du droit international humanitaire qui protège les établissements médicaux, une atteinte directe aux infrastructures civiles qui desservent des centaines de milliers de citoyens et un affaiblissement délibéré des efforts humanitaires dans les conditions critiques que traverse le pays, et cibler les infrastructures médicales n’est pas seulement une agression militaire, mais un verdict de mort pour les blessés et les malades et une destruction des services essentiels dont dépendent les déplacés dans la région.
Le réseau a révélé la mort de 28 citoyens et la blessure de 39 autres, dont 10 femmes, suite à l’attaque visant la région de Mustariha dans la province du Nord-Darfour par la milice du Soutien Rapide. Les bombardements de missiles sur la région ont détruit le seul centre de santé et ont conduit à des agressions des personnels médicaux y travaillant, en plus de l’arrestation d’un membre du personnel médical dont le sort reste inconnu à ce jour. Le réseau des médecins soudanais a annoncé la mort d’au moins 5 personnes et la blessure d’autres, à la suite d’un bombardement d’artillerie lancé par la coalition du Mouvement Populaire contre la milice du Soutien Rapide ciblant la ville d’El-Daleng dans la province sud du Kordofan.
Le réseau a déclaré dans un communiqué : « Cinq personnes ont été tuées et 33 autres blessées à la suite des bombardements, le communiqué a indiqué que les frappes ont touché les quartiers de ‘Frish, Al-Marafid et Al-Hillah Al-Jadidah’, causant des pertes humaines parmi les civils, ainsi que des dommages variables aux maisons et aux biens. Les établissements de santé de la ville ont accueilli les blessés, certains dans un état critique, tandis que le personnel médical travaille dans des conditions extrêmement difficiles. Le réseau a vivement condamné cette ‘cible systématique’ des zones résidentielles, ce qui constitue une violation flagrante du droit international humanitaire et met la vie des civils innocents en grave danger, surtout dans le contexte de l’utilisation de l’artillerie lourde dans des zones densément peuplées.
La vérité documente
Le déplacement de plus de « 132 » mille personnes du Kordofan en seulement 4 mois en raison de l’expansion des violations par les milices du soutien rapide – 12 mars 2026
Des données publiées par la matrice de suivi des déplacements de l’Organisation internationale pour les migrations ont révélé la fuite d’environ 132 693 personnes de la région du Kordofan entre le 25 octobre 2025 et le 22 février 2026, réparties sur 678 sites dans 79 districts au Soudan. La région du Kordofan connaît une détérioration continue de la sécurité, en raison de l’expansion des violations des milices du soutien rapide, en particulier dans les provinces du Nord et du Sud Kordofan. Cela a conduit à des vagues de déplacements au cours des derniers mois. Les données de la matrice de suivi des déplacements ont montré que la majorité des déplacés ont été enregistrés dans la province du Nord Kordofan avec 30 605 déplacés, suivi par la province de Khartoum avec 27 264 déplacés, puis la province du Nil Blanc avec 23 405 déplacés, et la province du Sud Kordofan avec 15 430 déplacés. Dans la province du Nord Kordofan, la plupart des déplacés se concentrent dans les districts de Sheikan avec 16 715 déplacés et Al-Rahad avec environ 9 280 déplacés.
Quant à la province de Khartoum, le plus grand nombre de déplacés a été enregistré dans les localités d’Omdurman avec 8 900 déplacés, de Khartoum Nord avec 8 554 déplacés, et d’Ombada avec 6 990 déplacés. Dans la province du Nil Blanc, la majorité des déplacés a été enregistrée dans la localité de Kosti avec 12 111 déplacés, tandis que dans la province du Sud-Kordofan, les déplacés se concentrent dans les localités de Hebila avec 3 010 déplacés, d’Al-qoz avec 3 005 déplacés, et d’Al-Abbasiya avec environ 3 000 déplacés.
Les équipes de suivi des déplacements sur le terrain ont signalé 85 incidents ayant provoqué des vagues de déplacement à l’intérieur de la région du Kordofan pendant la même période, répartis en 64 incidents dans le Sud-Kordofan et 19 incidents dans le Nord-Kordofan, en plus de deux incidents dans l’Ouest-Kordofan.
La vérité documente
Un rapport de l’ONU révèle une diminution du risque de famine à « Kadugli » après une semaine de levée du siège par l’armée soudanaise
Le 11 mars 2026 – La classification intégrée de la sécurité alimentaire a révélé une diminution du risque de famine à Kadugli, la capitale de l’État du Sud-Kordofan, après des semaines de fin du siège imposé à la ville par l’armée, laquelle avait réalisé le 26 janvier dernier une percée majeure en mettant fin au siège de Dalang, avant de progresser pour briser le siège de Kadugli une semaine plus tard, permettant ainsi l’arrivée de fournitures et d’aide aux civils après un siège ayant duré plus de deux ans.
Le rapport a mentionné que la levée du siège sur Dalang le 26 janvier puis sur Kadugli le 3 février a permis l’arrivée de fournitures commerciales et de convois humanitaires dans les deux villes, y compris une cargaison d’aide estimée à environ 700 tonnes métriques, arrivée le 20 février pour fournir de la nourriture à environ 70 000 personnes. Il a été indiqué que l’arrivée des approvisionnements avait entraîné une baisse des prix des denrées alimentaires, le prix d’un sac de maïs passant d’environ 800 000 à 900 000 livres soudanaises à environ 40 000 livres, tandis que le prix du kilo de sucre est passé de 16 000 livres à 3 000, et le prix du kilo de farine est passé de 80 000 à environ 6 000 livres.
De son côté, le Commissaire à l’aide humanitaire du Nord du Kordofan , Dr Mohamed Ismail Abdelrazig, a informé la Commissaire générale de l’aide humanitaire au Soudan, Mme Salwa Adam Binya, de la situation générale et des questions humanitaires concernant les arrivants et les personnes affectées par la guerre dans la province Nord du Kordofan, ainsi que des efforts de la Commission au cours de la période précédente pour soutenir et assister les arrivants, la rencontre a abordé l’augmentation du nombre d’arrivants, les services qui leur sont fournis, les bénéficiaires et le mécanisme de distribution.
Dans ce contexte, Dr Mohamed Ismaïl a précisé que la rencontre a permis d’informer sur le lancement du panier du président du Conseil souverain pour le programme du mois sacré de Ramadan destiné aux familles des martyrs de la bataille de la dignité et aux personnes déplacées, ainsi que d’éclairer sur le programme du mois de Ramadan mis en œuvre par la Commission au Nord de Kordofan, qui vise 100 000 familles en fournissant un panier alimentaire aux familles ciblées. Le commissaire a confirmé que les efforts se poursuivent dans le domaine de l’action humanitaire au sein de la Commission et en coordination avec toutes les parties concernées pour soutenir et répondre aux besoins des populations déplacées et des personnes affectées par la guerre dans la province.
Et le Dr. Mohammed Ismail a indiqué que le Commissaire général avait écouté des rapports détaillés sur les visites des délégations des Nations Unies ainsi que des organisations et agences de l’ONU dans le Nord du Kordofan et sur la mise en œuvre d’une coordination du travail des organisations selon la vision de la province ,le Commissaire du Nord du Kordofan a souligné que la rencontre avait abordé les efforts et les dispositions pour fournir une aide à la province du Sud du Kordofan par les voies établies.
Le Commissaire à l’aide humanitaire du Nord du Kordofan a confirmé que le Commissaire général avait assuré la continuité du pont alimentaire pour la province sans interruption, et avait exprimé sa gratitude envers le gouvernement et le peuple du Nord du Kordofan, félicitant également le commissariat de la province pour ses efforts et sa coordination. Il a souligné les éloges reçus des délégations qui ont visité la province concernant les dispositions et la coordination efficaces ainsi que la facilitation du travail commun, indiquant que le Commissaire général s’était engagé à poursuivre la coordination et à fournir de l’aide à la province.
L’ONU confirme
L’Organisation des Nations Unies a confirmé l’arrivée d’un convoi commun des agences de l’ONU dans les villes de Deling et Kadugli dans la province du Sud-Kordofan, transportant une aide humanitaire vitale pour soutenir plus de 130 000 personnes. Ce convoi constitue la première opération majeure de livraison d’aide dans la région après la levée du siège de la ville par l’armée soudanaise, les convois transportaient des fournitures médicales, alimentaires, sanitaires, éducatives et de l’eau. Deling et Kadugli avaient été largement isolées de l’aide pendant plus de deux ans.
La vérité documente
L’Organisation internationale pour les migrations révèle le retour de 3,6 millions de déplacés et de réfugiés au Soudan
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), une agence des Nations Unies, a annoncé le retour de 3,6 millions de personnes dans leurs foyers au Soudan au cours de l’année, ce qui a entraîné une baisse de 21 % du nombre de déplacés par rapport au chiffre le plus élevé enregistré. L’organisation a indiqué, dans un rapport, que « 3 682 861 personnes sont retournées dans leurs foyers sur 2 690 sites situés dans 70 localités réparties dans 9 provinces, avec 83 % venant de déplacements internes et le reste de l’extérieur du Soudan ». Elle a précisé que la province de Khartoum a accueilli 44 % des retours, soit 1 605 561 personnes, suivi par la province d’Al-jazeera avec 1 097 175 personnes revenues, tandis que 225 623 citoyens sont retournés à Sennar. Le rapport indique par ailleurs que 89 % des rapatriés sont revenus en raison de l’amélioration de la situation sécuritaire, tandis que 8 % ont déclaré que la raison de leur retour était l’épuisement des ressources dans les zones de déplacement.

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