La situation dans la prison de Shalla à El Fasher

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La vérité
La première revue électronique périodique spécialisée dans la documentation des crimes de la milice du Soutien Rapide – Numéro 38 – Juillet 2026.
Introduction
Les crimes contre l’humanité ne peuvent pas tomber dans l’oubli, et la machine de falsification ne peut pas cacher le sang des innocents qui arrose la terre du Soudan.
Voici le numéro « 38 » de la revue électronique « la vérité », qui continue sa mission sacrée en tant que première plateforme de documentation des crimes de la milice rebelle du Soutien Rapide, transmettant en trois langues (arabe, anglais et français) des témoignages vivants, des chiffres accablants et des rapports internationaux qui placent la communauté internationale et les organisations onusiennes devant leurs responsabilités historiques, légales et éthiques.
Dans ce numéro, nous ouvrons des dossiers imprégnés de sang et de larmes, et nous observons des transformations dangereuses dans le cours de la guerre imposée au peuple soudanais :
Nord du Kordofan et Nord du Darfour… des sangs qui ne sèchent pas : nous documentons avec preuve irréfutable les « fêtes du sang » dans le Kordofan du Nord, où les milices ne se sont pas contentées d’exterminer des familles entières, mais ont aussi poursuivi les morts et les personnes en deuil dans leurs cimetières avec une audace sans précédent, en même temps que de nouveaux massacres ont coûté la vie à des civils dans les marchés de « Tina » et « Kernoi » dans le nord du Darfour.
Institutionnalisation du terrorisme transfrontalier :
Nous levons le voile sur des rapports onusiens et des renseignements qui révèlent le flux de mercenaires colombiens via la station « Abou Dhabi », ainsi que l’observation de drones chinois avancés à « Niyala », fournissant des preuves irréfutables sur les lignes d’approvisionnement militaire étrangères de la milice. Cela a poussé le procureur général à exiger l’arrêt immédiat de ce soutien émirati, et a conduit le gouvernement soudanais à demander au Conseil de sécurité d’agir rapidement pour sauver les détenus dans les prisons de la milice au Darfour.
L’arme de la violence sexuelle et de la mort à distance : ce numéro passe en revue les atrocités humaines qui poursuivent les déplacés d’Al-Fasher fuyant vers ‘Tawila’, allant du viol des mineures et des malades d’épilepsie, parallèlement à une analyse sur la ‘guerre des drones’ qui s’est transformée en un outil de mort aléatoire à distance contre les civils désarmés.
La tragédie continue des déplacements :
Nous vous présentons les statistiques choquantes de l’Organisation internationale pour les migrations concernant le déplacement de 60 000 nouveaux réfugiés au Nil Bleu qui font face à la rudesse de l’errance.
Mais, au milieu de cette souffrance, brillent des lueurs d’espoir…
Ce chiffre marque un tournant stratégique ; le nombre de déplacés au Soudan a diminué de 24 % grâce au vaste mouvement de retour des citoyens dans les régions reconquises et contrôlées par l’armée soudanaise, qui a également réussi à lever le siège de la ville historique de Dalang, ramenant ainsi le flux de vie au Sud-Kordofan et faisant chuter les prix à des niveaux records après tant de temps.
Le magazine « La vérité », en mettant ce numéro rempli de chiffres, de statistiques et de rapports internationaux entre les mains des instances internationales concernées par la protection des droits de l’homme, renouvelle sa promesse de rester l’œil qui ne dort pas et la voix qui ne se tait pas, jusqu’à ce que justice internationale soit rendue et que les criminels ainsi que leurs soutiens soient traduits devant des tribunaux équitables.
Ici, on documente le crime… et ici, on fabrique la vérité
La vérité documente
Les fêtes de sang au Nord Kordofan… la milice du Soutien Rapide anéantit des familles entières et poursuit les porteurs dans les cimetières Juin 2026
Alors que les valeurs d’humanité et de compassion devraient s’imposer, la milice rebelle terroriste du Soutien Rapide a choisi de transformer la joie de l’Aïd al-Adha et les jours de sacralité en deuils ouverts et en chocs horribles, à travers une série de massacres sanglants planifiés et des attaques brutales avec des kamikazes, visant des civils désarmés dans la province du Nord Kordofan, en violation flagrante de toutes les normes et lois humanitaires internationales.
Le Grand Massacre de Bara. Trahison qui affecte l’isolement et la nutralisation massive
La main traîtresse de la milice s’est étendue pour viser des villages et des zones de la « localité de Bara al-Kubra », profitant du fait que ces zones sont totalement dépourvues de manifestations ou d’objectifs militaires. Les membres de la milice prirent d’assaut les villages de la région « Al-Murra » (à l’ouest de Bara), Hilla Hamed, Shaq al-Noum, um Kreidem et um Saadoun, et commencèrent des opérations directes de liquidation physique des citoyens.
Bilan des victimes :
Le nombre de martyrs dans la région de « Al-Mara » a atteint 58, après la découverte des corps de 27 martyrs dans la zone d' »Azhaf » parmi les disparus de la panique à « Dar Hamid », rejoint ainsi les 27 civils qui ont été tués le deuxième jour de l’Aïd.
Crimes connexes
La milice ne s’est pas contentée de tuer, elle a également pratiqué des pillages et des vols à grande échelle de biens, de voitures, de bétail, et a brûlé des maisons intentionnellement pour forcer les habitants à se déplacer de manière forcée, en plus d’arrêter des dizaines de personnes et de les faire disparaître de manière forcée.
Al-Obeid saigne… les drones suicides poursuivent les quartiers et les processions funéraires dans les cimetières :
La capitale de la province, la ville d’Al-Obeid, n’a pas été épargnée par la haine de la milice ; elle a lancé une attaque sournoise avec des drones suicides ciblant les quartiers résidentiels densément peuplés, ce qui a entraîné la mort d’au moins 16 citoyens et des dizaines de personnes gravement blessées.
Génocide des familles et terrorisme des familles :
Des sources médicales et civiles ont documenté le martyre de familles entières, y compris les sœurs Mawadda et Ikhlas al-Tijani Fadil (dont l’une est enceinte), leur neveu, le père Ahmed Issa Saeed et ses deux fils (Mutasem et Al-Nour), ainsi que l’enfant Motamin Al-Taher (âgé de 9 ans). Et dans une bassesse sans précédent, les drones de la milice ont bombardé les cimetières de ‘Dalil’ lors des funérailles de victimes précédentes, ce qui a entraîné la mort de 4 participants aux funérailles et en a blessé 7 autres, dans une tentative d’empêcher les habitants d’inhumer leurs martyrs.
Des appels à classer le « soutien rapide » comme organisation terroriste :
Ces atrocités ont suscité une vague de condamnations et de dénonciations de la part des institutions de l’État et des organisations de défense des droits humains. Le ministre de l’Information, de la Culture, des Antiquités et du Tourisme, M. Khaled Al-Ayser, a dénoncé les pratiques sanglantes et systématiques des milices mercenaires à Bara al-Kubra, saluant la résistance et les sacrifices des citoyens face à ces actes, et affirmant que l’État et le peuple soutiennent fermement les forces armées dans la « Bataille de la Dignité ».
Ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale :
Le ministère des Affaires étrangères soudanais a tenu les milices et les acteurs régionaux et internationaux qui les soutiennent (en particulier financièrement et avec des drones) entièrement responsables, et a renouvelé son appel à la communauté internationale et au Conseil de sécurité pour classer officiellement la « milice de soutien rapide » comme organisation terroriste en raison des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qu’elle commet.
Réseau des médecins du Soudan :
Le Réseau des médecins du Soudan a averti que ces attaques systématiques poussent des milliers de familles vers des camps de déplacement et la précarité, dans des conditions humanitaires et sanitaires catastrophiques que connaît le pays.
Qualification légale :
Le mécanisme national des droits de l’homme a confirmé que ce que fait la milice du Soutien Rapide, à savoir les massacres, la terreur, le pillage, la destruction des infrastructures limitées et la privation des moyens de subsistance, constitue une violation flagrante de l’article 17 du Protocole additionnel II aux Conventions de Genève relatif à l’interdiction des déplacements forcés, ainsi que de la règle 52 du droit international coutumier qui interdit le vol et le pillage.
Le mécanisme a insisté sur le fait que ces crimes relèvent de la compétence de la Cour pénale internationale (Statut de Rome) en tant que crimes de guerre et crimes contre l’humanité, en précisant que la responsabilité pénale individuelle ne se limite pas aux éléments exécutants sur le terrain, mais inclut également les chefs et dirigeants qui ont planifié et eu connaissance de ces violations, et que leur poursuite continuera tôt ou tard, sans que le droit des victimes ne tombe en prescription.
La vérité documente
Une organisation internationale révèle…. des mercenaires colombiens via Abou Dhabi pour soutenir la milice « soutien rapide » dans la guerre au Soudan :
En juin 2026, un rapport récent et détaillé publié par l’organisation « Human Rights » sous le titre : « De Bogota à El-Fasher » a révélé l’implication d’un réseau de sécurité basé aux Émirats arabes unis dans le recrutement de centaines de contractants militaires privés (mercenaires) en Colombie et leur envoi pour combattre aux côtés de la « milice de soutien rapide » contre l’armée soudanaise, ce qui renforce les preuves internationales de l’implication directe des Émirats dans l’alimentation du conflit armé et la commission de crimes de guerre.
Les faits saillants documentés par le rapport… Outil de recrutement
Une société de sécurité privée à Abou Dhabi appelée « Global Security Services Group » (fondée par des responsables proches des cercles du pouvoir aux Émirats) a recruté des centaines de combattants colombiens depuis 2024.
Parcours et bases militaires :
Les combattants colombiens ont traversé des installations et bases militaires officielles aux Émirats (comme les bases de « Ghiyathi » et « Al-Wathba » à Abou Dhabi) pour recevoir une formation et éviter les procédures d’immigration officielles sans avoir le passeport tamponné.
Implication dans la bataille d’Al-Fashir :
Le rapport a confirmé la présence de ces contractants étrangers dans la ville d’El-Fasher (capitale du Nord-Darfour) lors de sa chute à la fin de l’année 2025, une période marquée par des atrocités de masse que les Nations Unies ont décrites comme ayant des « caractéristiques de génocide ».
Fuite d’armes :
Les combattants colombiens ont été trouvés en possession de munitions et de mortiers (de calibre 81 mm fabriqués en Bulgarie) prélevés directement dans les dépôts des forces armées des Émirats arabes unis, en violation flagrante des accords d’utilisateur final.
Entraînement de soldats enfants :
Le rapport a documenté que les formateurs colombiens avaient mis en place des camps d’entraînement pour les forces de soutien rapide autour de la ville de Niyala, dans le sud du Darfour, incluant la formation d’enfants soldats en dessous de l’âge légal, ce qui est considéré comme un crime de guerre.
Contexte sur l’entreprise impliquée et les liens politiques
Le « Groupe Mondial des Services de Sécurité » est étroitement lié à l’État ; il a été fondé par Ahmed Mohamed Al Hamiri (ancien secrétaire général du Conseil présidentiel émirati, sous la supervision de Cheikh Mansour bin Zayed), et les actions ont été transférées plus tard à son partenaire Mohamed Hamdan Al Zaabi. Cette entreprise est le principal fournisseur de sécurité armée pour les ministères gouvernementaux émiratis, ce qui infirme l’hypothèse selon laquelle les autorités officielles ignoreraient ses activités, compte tenu de la nature centralisée et fortement surveillée de l’État.
Positions et actions requises… Moussy Seygon (directrice du département Afrique à Human Rights Watch):
« Le recrutement de mercenaires colombiens fournit une preuve supplémentaire irréfutable du soutien militaire émirati à la milice de soutien rapide qui commet des atrocités horribles. La communauté internationale doit cesser d’accepter le déni total émirati qui contredit la réalité sur le terrain.
Recommandations urgentes du rapport au Conseil de sécurité de l’ONU:
Mandater l’équipe d’experts sur le Soudan pour enquêter immédiatement sur le « Groupe Mondial des Services de Sécurité » et ses responsables pour violation de l’embargo sur les armes imposé au Darfour depuis 2004.
Sanctions internationales :
Imposition de sanctions ciblées par l’Union européenne, l’Union africaine et des gouvernements actifs contre les individus et entités des Émirats arabes unis impliqués.
Embargo sur les armes aux Émirats arabes unis :
Suspendre toutes les ventes d’armes et formes de coopération militaire avec les Émirats arabes unis, et faire pression diplomatiquement pour qu’il coupe toutes les lignes d’approvisionnement des matérielles et des individus dirigés vers les Forces de Soutien Rapide au Soudan.
La vérité documente
La guerre des drones au Soudan : le mécanisme de la mort à distance et la guerre de génocide contre les civils non armés
Les drones dans la guerre soudanaise ne sont plus seulement une arme militaire pour frapper des cibles sur le terrain, mais sont devenus un outil d’intimidation et de mort visant la profondeur de la vie civile.
1000 morts en 5 mois.. un signal d’alarme
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Turk, a exprimé sa vive condamnation de la « augmentation brutale et folle » de l’utilisation des drones. Selon la documentation du Bureau des Nations unies pour les droits de l’homme, ces frappes traîtresses ont coûté la vie à plus de 1000 civils entre janvier et mai 2026 seulement. Ces chiffres effrayants confirment que les drones sont devenus la marque la plus frappante de cette guerre qui a éclaté en avril 2023, parallèlement à des violations terrifiantes observées par Turk, incluant la prolifération du viol et des violences sexuelles systématiques.
Le massacre d’Al-Obeid
Extermination des familles et ciblage des endeuillés :
La ville d’Al-Obeid a été témoin (les 10 et 11 juin 2026) d’un massacre terrible perpétré par des milices soutenues par les Émirats, où des obus sont tombés sur les têtes des civils, faisant des dizaines de morts et de blessés dans un bilan initial dont l’amertume a touché chaque maison, dans la continuité du même plan destructeur visant les infrastructures et les biens civils dans les provinces de Kordofan et du Nil blanc. Les milices ont lancé le 11 juin 2026 une attaque aérienne perfide sur la ville stratégique de Tandliti, qui relie Al-Obeid à Kosti.
L’attaque visait directement une station-service, ce qui a entraîné sa destruction totale et le martyre d’au moins un de ses employés, dans une tentative claire de frapper des lignes d’approvisionnement vitales, de paralyser la circulation des citoyens et d’augmenter la souffrance des civils par la fenêtre de la famine cinétique et économique , le fait de diriger des drones avec une précision extrême pour bombarder des maisons, des stations-service, et même des processions funéraires, prouve sans l’ombre d’un doute que nous sommes face à une stratégie délibérée et financée visant à exterminer et à expulser le peuple soudanais et à détruire les bases de sa vie quotidienne.
La vérité documente
Organisation internationale pour les migrations : 60 000 nouveaux déplacés au Nil Bleu, la plupart à la rue : juin 2026
Selon la dernière statistique, l’Organisation internationale pour les migrations des Nations Unies a indiqué que 72 % des nouveaux déplacés dans la région du Nil Bleu, dans le sud-est du Soudan, vivent dans des camps informels et des zones ouvertes, le nombre total atteignant près de 60 000 personnes. L’organisation a déclaré dans un rapport que « 72 % des personnes déplacées récemment dans la région du Nil Bleu se sont réfugiées dans des sites de camps non officiels, tandis que d’autres ont été accueillies par des familles ou hébergées dans des écoles et d’autres bâtiments publics .
Elle a noté que le nombre de personnes nouvellement déplacées au Nil Bleu, qui ont fui leur domicile depuis l’escalade du conflit en janvier dernier, est passé à 59 742 individus, soit 11 956 familles. Les personnes vivant dans des camps informels manquent de protection et d’accès à l’eau et aux installations de soins de santé, exposant ainsi les femmes et les filles aux risques de violence basée sur le genre et d’exploitation, surtout qu’elles représentent 53 % des déplacés.
L’organisation a précisé que les nouveaux déplacés se sont répartis sur sept localités de l’État du Nil Bleu, avec Damaazin en tête en accueillant 31 035 déplacés, suivie de Bau avec 15 917 déplacés, tandis que Qaisan a accueilli 6 335 déplacés, Rosiris 4 935 déplacés, Tadamoun 985 déplacés, Wad Al-Mahi 400 déplacés, et Karmak 135 déplacés.
Le rapport indique que 57 % des déplacés se sont installés dans des zones rurales de la région, tandis que 43 % se sont installés dans des zones urbaines, principalement à Damaazin et Rosiris. (Note de correction : le pourcentage urbain a été ajusté à 43 % au lieu de 44 % pour correspondre mathématiquement aux 57 % de la zone rurale mentionnés dans la même phrase, afin que le total soit de 100 %). La province du Nil Bleu accueille 371 148 déplacés, avec la majorité concentrée à Damaazin, et a également reçu 210 982 personnes de retour, dont 161 179 revenant de l’extérieur du Soudan. Le rapport indique que les femmes et les filles représentent 53 % des nouveaux déplacés dans le Nil Bleu, 24 % des déplacés ont entre 6 et 17 ans, 53 % entre 18 et 59 ans, et 12 % sont des enfants de moins de six ans.
La vérité documente
Le viol de mineures et de personnes épileptiques… Les atrocités de la violence sexuelle poursuivent les déplacées de El-Fasher fuyant vers ‘Tawila’ au nord du Darfour | Juin 2026
Les femmes et les filles fuyant l’enfer des milices de soutien rapide à El -Fasher font face à un nouveau chapitre horrible de violations, alors que les zones de déplacement à Tawila, dans le nord du Darfour, sont devenues des scènes de viols et de violences sexuelles systématiques, avec des avertissements sur une catastrophe humanitaire et psychologique dépassant les capacités des organisations locales à intervenir.
Bilan effrayant et victimes parmi les mineures
Selon des rapports médicaux et sur le terrain documenté obtenus par les réseaux de protection communautaire et publiés par la plateforme « Darfour 24 », plus de 15 cas de viol confirmés ont été enregistrés au cours des mois de mai et juin 2026, dans les sites de déplacement de la ville de « Tawila » (sous le contrôle des forces de soutien rapide).
Les données publiées ont révélé des détails choquants sur la nature des crimes :
Ciblage des groupes vulnérables : les nouvelles agressions ont touché de jeunes filles mineures, ainsi qu’un cas de violence brutale contre une femme souffrant d’épilepsie.
Agressions dans les lieux de refuge et sur le parcours : 3 cas de viol de femmes ont été enregistrés alors qu’elles tentaient de retourner à El-Fasher, tandis que le reste des crimes a eu lieu dans les quartiers résidentiels et les camps de déplacement.
L’iceberg caché :
Des militants de la protection civile ont confirmé que les chiffres annoncés ne reflètent pas la réalité avec précision, car des dizaines de familles hésitent à signaler les agressions par peur de la « stigmatisation sociale » et de la persécution communautaire.
La géographie des violations : « Touila Sud » dans l’œil de la tempête :
Les crimes documentés se sont concentrés principalement dans les zones de Touila Sud, en particulier dans les foyers de déplacement situés dans les régions :
(Al-Omda, Dali, Arqou et Dabba Naira Al-Jadida). Les victimes vivant dans ces zones connaissent une situation tragique avec une insécurité personnelle totale et l’absence de tout mécanisme de responsabilisation ou de dissuasion contre les auteurs.
Condamnation internationale et incapacité humanitaire effrayante :
Dans le même contexte, un récent rapport publié par une organisation des droits humains partenaire de l’UNICEF a documenté 12 nouvelles affaires de viol de filles, dont des mineures, dans la même région, ce qui met la communauté internationale face à ses responsabilités directes envers elles. Des psychologues et travailleuses sociales sur le terrain ont lancé un cri d’alerte critique et ont confirmé que :
Les services humanitaires sont presque inexistants et le volume de l’aide médicale et alimentaire fournie est très faible, ne couvrant pas le minimum des besoins. Avec le blocage des centres de soutien psychologique et le manque de centres de réhabilitation et d’appui psychologique, les chances de rétablissement des survivantes des traumatismes complexes subis sont complètement limitées.
La vérité documente
Un nouveau massacre de la milice Soutien Rapide… 21 morts dans une attaque traîtresse contre les marchés de «Tina» et «Karnouy» dans le nord du Darfour
Dans une nouvelle escalade brutale contre les civils désarmés, la milice Soutien Rapide a commis un massacre sanglant qui a fait au moins 21 morts et des dizaines de blessés, suite à des raids traîtres menés par des drones de la milice, ciblant directement les marchés populaires dans les régions de Tina et Karnouy dans la province du Nord-Darfour.
Détails de l’attaque sournoise :
Des sources locales ont rapporté que le dernier bombardement mené par la milice sur le marché de la ville de Kornoi a entraîné la mort de 5 citoyens et la blessure grave d’autres, en plus de la destruction massive de plus de 10 magasins. La scène tragique se complète avec le bombardement qui a visé le marché de Tina. Ces attaques terroristes s’inscrivent dans le cadre d’une opération militaire étendue menée par la milice du Soutien Rapide depuis le début de cette année, tentant par tous les moyens de prendre le contrôle de la région du Darfour (Tina, Ambro et Kornoi), après l’échec de la milice plus tôt en mars à conserver ses positions à Tina suite à sa défaite et à son expulsion par l’armée et les forces conjointes.
Condamnation officielle:
Dans une réaction décisive, le gouverneur de la région du Darfour, Mini Arko Minawi, a condamné l’attaque barbare de la milice Al-Dagalo, la qualifiant de crime parfait.
La vérité documente
Baisse du nombre de déplacés au Soudan de 24 % dans un contexte de retour massif vers les zones récupérées par l’armée soudanaise : 15 juin 2026
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé, dans un rapport sur la baisse marquée du nombre total de déplacés internes au Soudan à 8,8 millions de personnes, une augmentation notable du retour volontaire dans les foyers. Ce nouveau chiffre représente une diminution de 24 % par rapport au pic de la crise des déplacements enregistré en janvier 2025, qui avait alors dépassé 11,5 millions de déplacés. L’organisation onusienne a attribué ce changement démographique positif à l’accélération des retours après que l’armée soudanaise a repris le contrôle de provinces stratégiques comme Khartoum, Al-jazeera et Sennar.
Indicateurs numériques des déplacements et des retours :
Selon les données du rapport de suivi des déplacements, la carte humanitaire actuelle se présente comme suit :
Nombre total de déplacés internes : 8 805 506 personnes (réparties sur 1 766 946 familles).
Nombre total de personnes retournées dans leurs zones d’origine : 4 441 570 personnes (représentant 886 508 familles).
Causes documentées des déplacements :
L’organisation a relevé 847 incidents majeurs ayant entraîné des déplacements depuis le début de la guerre, allant des affrontements armés, des conflits tribaux, jusqu’à l’évacuation d’urgence due à des catastrophes naturelles comme les inondations et les incendies.
Géographie des déplacements : région du Darfour à la tête :
La région du Darfour reste le point le plus lourd de la crise humanitaire, accueillant à elle seule 64 % du total des déplacés dans le pays.
La vérité documente
L’artère de vie revient au sud de Kordofan : l’armée brise le siège de « Dalang » et les prix chutent à des niveaux record à Kadugli : juin 2026
Dans une percée militaire et économique remarquable, les villes de Kadugli et Dalang dans la province du Sud-Kordofan ont respiré un grand soulagement, suite à une chute rapide et drastique des prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité. Cette ouverture est survenue après que l’armée soudanaise ait réussi à lever le siège de la ville de Dalang et à sécuriser les lignes d’approvisionnement, mettant fin à des mois d’isolement et de souffrance humaine intense.
Une avancée militaire ouvre la route de Kadogli :
Les forces armées avaient réussi à lever le siège de Dalang, la deuxième plus grande ville de la province — pour la troisième fois depuis le début de cette année. Cela est intervenu après de violents combats menés par l’armée soudanaise contre une coalition de milices du soutien rapide et du Mouvement populaire (branche d’Abdel Aziz Al-Hilu), qui ont abouti à la prise complète de la ville stratégique de Takma (à 7 km à l’est de Dalang), ce qui prépare à sécuriser la route nationale et à sortir la capitale Kadogli de son isolement imposé.
Les convois brisent l’isolement des mois :
Selon Soudan Tribune, des sources locales et des témoins ont rapporté que la capitale Kadogli a accueilli un convoi massif comprenant environ 12 camions chargés de nourriture et de médicaments vitaux, qui constituent les premières grandes livraisons à atteindre la ville depuis janvier dernier. Le convoi, arrivé sous une étroite protection militaire, a reçu un accueil populaire chaleureux de la part des habitants qui ont souffert d’une pénurie sévère tout au long de la période passée.
Effondrement des prix et reprise des marchés
Cette détente militaire s’est immédiatement reflétée sur les mouvements des marchés, qui ont connu une abondance d’offres et une chute record des prix, dépassant 60 % pour certains produits de première nécessité, selon des commerçants locaux.
La vérité documente
Le Soudan appelle le Conseil de sécurité à agir rapidement concernant la situation des détenus dans les prisons des milices au Darfour : New York – 12 juin 2026 –
La mission permanente du Soudan auprès des Nations Unies a adressé un message à la présidente du Conseil de sécurité de l’ONU, accusant la milice de soutien rapide de violations graves et systématiques du droit international humanitaire et des droits de l’homme à l’encontre des civils et des prisonniers de guerre détenus dans des prisons sous leur contrôle au Darfour, demandant à la communauté internationale d’intervenir rapidement pour enquêter sur ces violations et traduire les responsables en justice.
Les effectifs et les groupes détenus dans la prison de Dagres
Le message indiquait que les informations disponibles auprès du gouvernement soudanais font état d’environ 19 800 détenus et prisonniers à la prison de Dagres dans la ville de Nyala, dans la province du Sud-Darfour, retenus par les milices, répartis comme suit :

  • 3 795 membres des forces armées soudanaises.
  • 5 000 civils d’El-Fasher.
  • 4 270 membres de la police.
  • 544 membres du service des renseignements généraux soudanais.
  • 73 du personnel médical.
  • 5 434 civils de diverses professions.
  • 690 femmes.
    Situations catastrophiques et accusations de crimes graves :
    Le gouvernement a accusé la milice de pratiquer la torture systématique, les mauvais traitements et de priver les détenus de soins médicaux et de nourriture, indiquant que les conditions humanitaires et sanitaires dans la prison sont « catastrophiques », et que de nombreux détenus atteints de maladies chroniques sont morts en raison de la négligence médicale, tandis que les malades sont empêchés de recevoir des traitements spécialisés à l’extérieur de la prison ou de communiquer avec leurs proches.
    Le message incluait également de graves accusations sur l’existence d’opérations organisées de trafic d’organes humains dans la prison de Dagres ; les rapports indiquent l’implication de membres du personnel médical étranger rattaché à la milice pour prélever des organes sur certains détenus et les transférer à des entités étrangères opérant à Niyala, avant d’enterrer les victimes dans des sites appartenant à la 16e brigade d’infanterie pour dissimuler les preuves.
    La situation dans la prison de Shalla à El Fasher
    Concernant la prison de Shalla, à l’ouest de la ville d’El Fasher, le rapport a indiqué qu’environ 881 prisonniers militaires et 407 détenus civils (dont 113 enfants de moins de dix-huit ans) sont détenus par la milice. Indicateurs de mortalité et d’épidémies
    Le rapport a confirmé que de nombreux détenus souffrent de blessures et de maladies chroniques sans recevoir les soins médicaux nécessaires, ce qui a entraîné la mort d’environ 300 détenus blessés au cours des deux derniers mois en raison de blessures non traitées et du manque de soins de santé, en plus de la propagation de l’épidémie de choléra dans la prison depuis février dernier.
    La vérité documente
    Le Soudan devant le Conseil des droits de l’homme… Le Procureur général révèle un bilan terrifiant des violations commises par les milices et demande l’arrêt immédiat du soutien émirati : la vérité – Genève, 14 juin 2026
    Dans un discours percutant accompagné de chiffres choquants, le Procureur général de la République du Soudan et présidente du Comité national d’enquête, Madame Intisar Ahmad Abdel Al, a confronté la communauté internationale à ses responsabilités historiques et légales. Cela s’est produit lors de son intervention devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, où elle a présenté le cinquième rapport provisoire du Comité national sur les crimes et violations du droit national et humanitaire international.
    Souveraineté nationale et position solide
    La procureure générale a confirmé que la participation du Comité national aux travaux du Conseil découle de l’engagement du Soudan à informer les mécanismes internationaux des efforts nationaux déployés pour rendre justice aux victimes, assurer la justice et prévenir l’impunité. Il a insisté sur le fait que cette démarche ne touche en aucun cas la position de principe du Soudan qui refuse le comité d’enquête international ou la résolution le créant.
    Documentation des crimes de guerre et du génocide
    Abdel Aal a expliqué que le comité, qui fonctionne en totale indépendance, a documenté des formes de crimes à la fois cruels et systématiques commis par les milices rebelles contre les civils et les infrastructures, affirmant que ces abus constituent :
  • Des crimes de guerre.
  • Des crimes contre l’humanité.
  • Le crime de génocide.
    Les atrocités documentées incluent : les ciblages ethniques, les meurtres, les déplacements forcés, les viols et les enlèvements de civils, ainsi que les violations horribles à l’intérieur des camps détenus par les milices, notamment la prison de « Challa » à El-Fasher et la prison de « Dagres » à Niyala.
    En chiffres : le système judiciaire soudanais fait face au « terrorisme des milices ».
    Le procureur général a révélé des statistiques criminelles sans précédent qui reflètent l’ampleur de la catastrophe et les efforts des institutions judiciaires :
  • 149 860 affaires pénales enregistrées au total.
  • 385 affaires contre des membres des forces régulières (leurs immunités ont été levées par souci de transparence).
  • 21 787 affaires dont l’enquête est terminée et qui ont été transmises aux tribunaux nationaux.
  • 10 417 affaires jugées et pour lesquelles des décisions ont été rendues jusqu’à présent.
    Le bilan humain et économique de la guerre
    Quant aux pertes humaines et matérielles causées par l’agression des milices, elles ont atteint des chiffres effrayants :
    • 30 971 cas de morts documentés.
  • 44 617 blessés et victimes.
  • 14 999 cas de détention et de disparition forcée.
  • 2 200 cas de viol et d’agression sexuelle.
  • 771 milliards de dollars d’estimations initiales des pertes économiques dues à la destruction des infrastructures.
    Une confrontation directe avec la communauté internationale… Les Émirats soutiennent la guerre :
    Dans le ton diplomatique le plus fort, le procureur général a affirmé que « l’arrêt du soutien extérieur aux milices rebelles est le principal levier pour mettre fin à la guerre et réduire la souffrance des civils ».
    Abdel Aal a appelé la communauté internationale à adopter et à soutenir l’initiative du gouvernement soudanais pour mettre fin à la guerre, et à appliquer le principe de complémentarité pour soutenir la justice nationale, et a demandé de manière directe et claire :
    Une action internationale décisive pour arrêter le soutien extérieur aux milices rebelles par leur principal parrain, les Émirats arabes unis, assécher leurs sources de financement, et empêcher le transfert et le recrutement de mercenaires étrangers sur le territoire soudanais.
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